Lechef de l'ONU, qui s'est dĂ©crit comme un fĂ©ministe fier de l’ĂȘtre, a dĂ©clarĂ© qu'il Ă©tait attachĂ© Ă  l'Ă©galitĂ© femmes-hommes et a fait de la paritĂ© des sexes une rĂ©alitĂ© dans les postes de haut rang Ă  l'ONU. Il a Ă©galement annoncĂ© la nomination du capitaine international sud-africain de rugby, Siya Kolisi, en tant que champion mondial de l’initiative Spotlight, qui vise Ă  Surtoutquand l’homme est plus ĂągĂ©, qu’il a une aura, de par sa fonction, son intelligence C’est l’homme fort. Mais la femme qui lui est attachĂ©e est forte, elle aussi. C’est elle Extraitsdu code du statut personnel. Le principe de l'Ă©galitĂ© entre l'homme et la femme est expressĂ©ment garanti par les textes constitutionnels et lĂ©gislatifs tunisiens. Il est consacrĂ© dans la Constitution tunisienne de 1959. "Tous les citoyens ont les mĂȘmes droits et les mĂȘmes devoirs". "Ils sont Ă©gaux devant la loi" (article 6). Vay Tiền Nhanh. L’un des paradigmes majeurs des doctrines Ă©vangĂ©liques en ce qui concerne le couple est celui de la soumission de l’épouse et l’autoritĂ© de l’époux ». La plupart des commentaires prennent appui sur des textes comme ÉphĂ©siens 5 22-23 pour fonder leurs enseignements. J’affirme ici haut et fort deux choses PremiĂšrement j’affirme que cette interprĂ©tation des textes n’est pas biblique’DeuxiĂšmement, j’affirme qu’elle aboutit Ă  une forme de violence systĂ©matique envers les femmes, pouvant aboutir Ă  la violence physique. A l’heure des metoo et balance ton porc, Ă  l’heure de la lutte acharnĂ©e contre les violences faites aux femmes, il est temps de lire le texte pour lui-mĂȘme et de refuser de plaquer sur lui des choses qui n’y sont pas et qui n’y ont mĂȘme jamais Ă©tĂ©! 1. Ce paradigme n’est pas biblique’ ! Pourquoi ? a. Parce qu’il y a un problĂšme structurel dans la construction de cette interprĂ©tation Cette interprĂ©tation se construit sur deux termes tirĂ©s du passage qui concerne les femmes soumission de l’épouse parce que l’homme est la tĂȘte qu’elle utilise pour caractĂ©riser l’ensemble du couple. Or, puisque le couple est composĂ© de deux entitĂ©s, hommes et femmes, il conviendrait de regarder Ă  ce qui est dit aux deux avant de dĂ©finir les caractĂ©ristiques conjugales ! Oublier’ d’introduire dans la caractĂ©risation du couple ce qui est demandĂ© Ă  l’homme et qui vient de la partie du texte qui lui est proprement consacrĂ©e revient Ă  exercer une torsion qui est de l’ordre de la manipulation. C’est d’autant plus manipulatoire que ce qui est demandĂ© au conjoint masculin n’a rien Ă  voir avec l’autoritĂ©. L’apĂŽtre Paul demande en effet Ă  l’homme de livrer sa vie’ par amour pour son Ă©pouse, les versets 25 Ă  33 du mĂȘme chapitre 5 autrement dit, de mettre de cĂŽtĂ© tous ses soi-disant privilĂšges pour Ă©lever’ son Ă©pouse, tout comme le Christ l’a fait pour le salut et la sanctification de l’humanitĂ©. b. Il y a des problĂšmes liĂ©s Ă  l’interprĂ©tation des termes Cette interprĂ©tation associe le terme kĂ©phalĂ© utilisĂ© pour qualifier l’homme dans le passage qui s’adresse aux femmes Ă  l’autoritĂ© alors que le texte ne le fait jamais! Bien au contraire, Ă  chaque fois que les Écritures utilisent le terme kĂ©phalĂ©, qui signifie littĂ©ralement tĂȘte et non chef le contexte, c’est Ă  dire les versets suivants ou qui prĂ©cĂšdent mentionnent le sacrifice, et ce, qu’il s’agisse du Christ ou des hommes. L’élĂ©ment dĂ©terminant pour comprendre la signification du passage n’a donc rien Ă  voir avec l’autoritĂ© exousia qui n’est d’ailleurs mĂȘme pas mentionnĂ©e dans le texte. Les Ă©vangiles synoptiques nous informent clairement ce que cela signifie d’ĂȘtre chef’ ou premier’ Ă  la suite du Christ. En Marc 10 43, Luc 22 26 et Matthieu 20 26, JĂ©sus dit Vous savez que les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les asservissent. Il n’en sera pas de mĂȘme au milieu de vous. Mais quiconque veut ĂȘtre grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur; et quiconque veut ĂȘtre le premier parmi vous, qu’il soit votre esclave. Les textes utilisent le terme archĂ© ou basileis en Luc pour signifier clairement la hiĂ©rarchie du cĂŽtĂ© de ce qu’il rejette et les termes diakonos et doulos pour signifier le sacrifice et le service du cĂŽtĂ© de ce qu’il souhaite voir advenir au milieu des disciples. Être chef-archĂ© Ă  la façon du monde n’a rien Ă  voir avec le fait d’ĂȘtre chef-kĂ©phalĂ© Ă  la façon du Christ. Et c’est par un curieux retournement de situation que les tenants du traditionalisme Ă©vangĂ©lique et catholique attribuent Ă  l’homme mariĂ© le rĂŽle de l’autoritĂ© et de la direction des Ă©pouses, alors que l’Évangile rapporte ici que l’homme qui veut ĂȘtre grand, autrement dit un chef, doit devenir comme un serviteur, c’est-Ă -dire un ĂȘtre qui n’a aucune autoritĂ© ni pouvoir! c. Il y a donc une double trahison du texte biblique dans le paradigme soumission/autorité’ L’oubli de la responsabilitĂ© que Dieu adresse aux hommes dans le couple au profit du rĂŽle de direction et d’ transformation du sens de tĂȘte/chef en personne qui dirige et ordonne’. Alors que JĂ©sus redĂ©finit clairement la maniĂšre dont les choses doivent fonctionner au milieu de vous’ les croyants. Celui qui est fort doit accepter un abaissement volontaire jusqu’à devenir un serviteur. 2. Quel est alors le paradigme vĂ©ritablement biblique ? a. A l’épouse, il est demandĂ© deux choses la soumission et le respect envers celui qu’elle est invitĂ©e Ă  considĂ©rer comme sa tĂȘte. Paul exprime ici l’unitĂ© de nature entre l’homme et la femme dans le couple il est sa tĂȘte, elle est son corps ! Est-ce que cela signifie qu’il a tout pouvoir et autoritĂ© comme les chefs des nations ? Qu’il commande Ă  sa femme comme on commande Ă  son pied d’avancer ? Bien sĂ»r que non. La femme a une tĂȘte qui lui appartient en propre et qui est autre que celle de son mari voir 1cor11 ; de mĂȘme que le mari a un corps propre et autre que celui de sa femme. Et chacun est Ă©galement invitĂ© Ă  les utiliser pour le royaume de Dieu. Parce qu’elle a une tĂȘte propre, il ne lui est pas demandĂ© de faire comme si elle n’en avait pas. Elle reste responsable de sa vie, de ses choix, de son salut, de sa relation avec Dieu, comme tout disciple l’est. Ce qui est demandĂ© Ă  l’épouse, c’est de comprendre et d’agir comme si elle en avait deux. Autrement dit de tenir compte des raisonnements de son autre tĂȘte et de se soumettre Ă  elle dans le respect. b. A l’époux, il est demandĂ© deux choses Ă©galement le sacrifice et l’amour envers celle qu’il est invitĂ© Ă  considĂ©rer comme son corps. Cela signifie-t-il qu’il n’a pas de corps ? Bien sĂ»r que non ! L’époux a un corps propre. Il ne lui est donc pas demandĂ© de faire comme s’il n’en avait qu’un, celui de l’épouse qui devient alors comme un prolongement de son propre corps et un outil de service bien utile. Paul demande ici aux Ă©poux de faire comme s’ils avaient deux corps, le leurs, dont ils savent prendre soin, et celui de leurs Ă©pouses. Autrement dit, de tenir compte des besoins de l’autre corps. Paul demande mĂȘme aux maris de placer les intĂ©rĂȘts de cet autre corps avant ceux du leur ! C’est l’image typologique de l’Ɠuvre du Christ envers l’église qui est Ă©galement utilisĂ©e pour signifier de quelle maniĂšre le mari doit aimer son Ă©pouse l’apĂŽtre Paul met en avant les notions de sacrifice, d’oubli de soi pour favoriser l’élĂ©vation de l’épouse, son accomplissement personnel. c. Un tableau rĂ©capitulatif de ce passage dĂ©montre le parallĂ©lisme entre les paroles adressĂ©es Ă  l’épouse et celles adressĂ©es Ă  l’époux Si les notions d’attitude et de comportement sont souvent considĂ©rĂ©es comme des synonymes, elles comportent Ă©galement des diffĂ©rences L’attitude est un Ă©tat intĂ©rieur qui prĂ©dispose Ă  rĂ©agir d’une certaine maniĂšre devant les circonstances. Cet Ă©tat est le fruit de la gĂ©nĂ©tique, de l’éducation mais aussi de la volontĂ© propre, des choix de l’individu. Le comportement quant Ă  lui, est l’action ou la rĂ©action observable d’un individu dans un environnement extĂ©rieur. 3. Une doctrine qui aboutit Ă  la violence ! Oublier la symĂ©trie des demandes que l’apĂŽtre Paul adresse aux membres du couple au profit d’un focus placĂ© uniquement sur le pĂŽle fĂ©minin, c’est agir comme les pharisiens ou les disciples de JĂ©sus qui considĂ©raient le mariage comme leur Ă©tant avantageux Ă  eux seuls! Ce que cela produit, c’est l’effacement de milliers, de millions d’ĂȘtres humains, sommĂ©s de vivre dans les traces de pas laissĂ©s par celui qui les prĂ©cĂšde, leur seigneur et maitre, leur Ă©poux
 Les femmes qui – encore en trop grand nombre- reçoivent ces injonctions de soumission comme Ă©tant de l’ordre de la volontĂ© de Dieu pour elles, vivent une lente dĂ©personnalisation qui relĂšve de la violence psychologique la plus simple. Le traumatisme psychologique vĂ©cu par ces femmes qui s’efforcent de bannir de leur cƓur toute initiative personnelle afin d’ĂȘtre soumises Ă  leurs maris comme au Seigneur’ est similaire Ă  celui vĂ©cu par des millions de fillettes chinoises Ă  qui on bandait les pieds pendant toute leur enfance pour qu’elles gardent un pied menu de fillette. MĂȘme dĂ©bandĂ©s, leurs pieds ne reprennent pas leur aspect normal
 Les cicatrices et dĂ©formations restent rĂ©elles
 Ce qui, au contraire, relĂšve du projet de Dieu pour la personne, et encore bien davantage pour le disciple du Christ, c’est la mise en Ɠuvre d’un potentiel personnel, d’un ou de plusieurs dons au service des autres, de la communautĂ©. Cet appel s’adresse Ă  tous, hommes et femmes. La mise sous tutelle’ des dons et talents que le Seigneur a confiĂ© aux Ă©pouses aboutit Ă  une perte tragique pour les communautĂ©s de foi. De plus, les Ă©pouses convaincues d’avoir reçu des appels et ne pouvant les vivre Ă  cause de maris opposĂ©s Ă  la libĂ©ration de leurs talents ou Ă  cause de communautĂ©s fermĂ©es quant Ă  la place des femmes, perdent une Ă©nergie considĂ©rable Ă  lutter contre l’amertume, la frustration. Bien sĂ»r, l’Esprit-Saint, l’Esprit de consolation est lĂ  et grĂące Ă  lui, de nombreux combats intĂ©rieurs sont gagnĂ©s ! Mais la perte reste double Moins de dons exprimĂ©s dans l’église et une Ă©nergie gaspillĂ©e parce qu’investie dans une lutte Ăąpre contre la souffrance intĂ©rieure de ne pouvoir servir selon ses dons
 Malheureusement, ce n’est pas encore tout
 Parce que La violence psychologique peut exister sĂ©parĂ©ment ou n’ĂȘtre qu’un prĂ©alable Ă  la violence physique.» Professeur M. Debout Chef du service de MĂ©decine LĂ©gale du CHU de Saint Etienne – RĂ©alitĂ©s n° 90 – Publication de l’UNAF – juin 2010. Et nous ne pouvons plus, nous ne devons plus agir comme si cela n’existait pas dans nos communautĂ©s protestantes et Ă©vangĂ©liques
 Quelques exemples Je me souviens d’une amie chrĂ©tienne dont le mari cocaĂŻnomane vivait dans la dĂ©bauche et faisait subir des humiliations terribles Ă  son Ă©pouse, allant un jour jusqu’à une tentative de meurtre. Je lui ai conseillĂ© la sĂ©paration, ses enfants l’ont suppliĂ©e de m’écouter. L’un des pasteurs de la communautĂ©, lui, a affirmĂ© que si son mari allait en enfer, ce serait sa faute Ă  elle
 Elle a alors repris la vie commune dans des difficultĂ©s terribles et la famille a payĂ© un prix Ă©levĂ© Ă  cette d’un sĂ©minaire ou j’enseignais sur le sujet, homme et femme dans l’Église et dans le couple’, une auditrice, femme battue et chrĂ©tienne, m’a confessĂ© que son mari la battait pour son bien et sa croissance’. Elle n’est pas arrivĂ©e Ă  accepter l’idĂ©e que cette situation n’était pas conforme au cƓur de Dieu, tant elle Ă©tait convaincue de l’importance premiĂšre de la soumission Ă  son conjoint. Elle pensait qu’un jour, elle comprendrait de quelle nature Ă©tait ce bien que son agresseur voyait en la battant et qu’elle ne voyait pas. Je n’ai malheureusement pas rĂ©ussi Ă  garder le lien avec elle
 Une autre encore Ă©tait obligĂ©e de rĂ©pondre aux sollicitations sexuelles permanentes et dĂ©gradantes d’un mari en proie Ă  des pulsions irrĂ©pressibles dĂšs qu’il vivait le plus petit stress. Lorsqu’elle a fini par oser affirmer son ras-le-bol et son dĂ©sir que cela s’arrĂȘte, en prononçant le mot ’divorce’, il est devenu fou de rage et a voulu en venir aux mains. J’ai dĂ» m’interposer entre eux
 Dans chacune de ces trois situations, les Ă©poux se disaient chrĂ©tiens, frĂ©quentaient assidĂ»ment les communautĂ©s et justifiaient’ leurs comportements par la doctrine soumission/autorité’. La violence physique Ă©tait justifiĂ©e par le fait que les Ă©pouses n’étant pas assez conformes aux dĂ©sirs exprimĂ©s par leurs Ă©poux, elles devaient ĂȘtre corrigĂ©es’
 La responsabilitĂ© de l’époux n’est-elle pas de tout faire pour que l’épouse apparaisse devant son Dieu sans tache ? La liste des abus pourrait ĂȘtre longue encore ! Je m’arrĂȘte lĂ . Il est temps que l’Église comprenne qu’il n’y a pas d’un cĂŽtĂ©, ceux qui commandent et dirigent, et de l’autre, celles qui se soumettent et obĂ©issent. Si le vĂ©ritable paradigme biblique est soumission et respect de l’épouse envers son mari ; Sacrifice et amour de l’époux envers sa femme », alors cela signifie qu’hommes et femmes sont invitĂ©s Ă  porter une croix identique dans la vie conjugale celle de considĂ©rer les besoins et dĂ©sirs de l’autre en premier et les siens propres en second seulement. Ce n’est qu’alors, qu’ il n’y a plus ni homme ni femme, mais une nouvelle rĂ©alitĂ© dans laquelle tout reste Ă  construire ensemble certes, Ă  la suite de celui qui a sacrifiĂ© sa vie par amour pour nous et qui est notre modĂšle premier Ă  tous, que nous soyons homme ou femme. JoĂ«lle Sutter-Razanajohary Chers frĂšres et sƓurs,Dans ma prĂ©cĂ©dente catĂ©chĂšse sur la famille, je me suis arrĂȘtĂ© sur le premier rĂ©cit de la crĂ©ation de l’ĂȘtre humain, qui se trouve dans le premier chapitre de la GenĂšse. Il est Ă©crit Dieu crĂ©a l’homme Ă  son image ; Ă  l’image de Dieu il le crĂ©a homme et femme il les crĂ©a » Gn 1, 27.Aujourd’hui je voudrais complĂ©ter la rĂ©flexion par le second rĂ©cit, qui se trouve dans le deuxiĂšme chapitre. On y lit que le Seigneur, aprĂšs avoir créé le ciel et la terre, modela l’homme avec la poussiĂšre tirĂ©e du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un ĂȘtre vivant » Gn 2, 7. C’est le sommet de la crĂ©ation. Mais il manque quelque chose. Ensuite Dieu va mettre l’homme dans un jardin merveilleux pour qu’il le cultive et en prenne soin. Gn 2, 15.L’Esprit Saint, qui a inspirĂ© toute la Bible, Ă©voque un instant l’image de l’homme seul – Ă  qui il manque quelque chose –, sans la femme. Et il Ă©voque la pensĂ©e de Dieu, le sentiment, mĂȘme, de Dieu qui le regarde, qui observe Adam seul dans le jardin il est libre, il est le maĂźtre,
 mais il est seul. Et Dieu voit que ceci n’est pas bon » il y a comme un manque de communion. Il lui manque une communion. Il n’a pas atteint la plĂ©nitude. Ce n’est pas bon » – dit Dieu – et il ajoute Je veux lui faire une aide qui lui corresponde » Gn 2, 18.Alors Dieu prĂ©sente Ă  l’homme tous les animaux ; l’homme leur donne Ă  chacun un nom – et c’est une autre illustration de la domination de l’homme sur la crĂ©ation –, mais il ne trouve en aucun animal un autre semblable Ă  lui-mĂȘme. L’homme continue de vivre seul. Quand finalement Dieu lui prĂ©sente la femme, l’homme reconnaĂźt avec exaltation que cette crĂ©ature, et celle-lĂ  seulement, fait partie de lui-mĂȘme os de mes os, chair de ma chair » Gn 2, 23. Enfin il trouve son reflet, son Ă©quivalent. Un exemple pour bien comprendre cela quand une personne veut serrer la main Ă  une autre, il faut que celle-ci soit en face de lui si on tend la main sans personne face Ă  soi, la main reste lĂ , tendue
, il lui manque la rĂ©ciprocitĂ©. Ainsi Ă©tait l’homme il lui manquait quelque chose pour atteindre la plĂ©nitude. Il lui manquait la rĂ©ciprocitĂ©. La femme n’est pas une rĂ©plique de l’homme ; elle vient directement du geste crĂ©ateur de Dieu. L’image de la cĂŽte » n’exprime pas du tout l’infĂ©rioritĂ© ou la subordination, mais au contraire, que l’homme et la femme sont de la mĂȘme substance et sont complĂ©mentaires ; qu’ils ont aussi cette rĂ©ciprocitĂ©. Et le fait que – toujours dans le rĂ©cit – Dieu façonne la femme pendant que l’homme dort, souligne justement qu’elle n’est en aucun cas une crĂ©ature de l’homme, mais qu’elle est crĂ©ature de Dieu. Cela suggĂšre aussi autre chose pour trouver la femme – nous pouvons traduire pour trouver l’amour de la femme – l’homme doit d’abord en rĂȘver, puis il la confiance de Dieu Ă  l’égard de l’homme et de la femme, Ă  qui il confie la terre, est gĂ©nĂ©reuse, directe et entiĂšre. Il a toute confiance en eux. Mais voilĂ  que le Malin introduit suspicion, incrĂ©dulitĂ© et mĂ©fiance dans leur esprit. Et au bout du compte, ils dĂ©sobĂ©issent au commandement qui les protĂ©geait. Ils tombent dans ce dĂ©lire de toute-puissance qui infeste tout et dĂ©truit l’harmonie. Nous tous aussi, nous ressentons cela si souvent Ă  l’intĂ©rieur de pĂ©chĂ© provoque dĂ©fiance et division entre l’homme et la femme. Leurs rapports vont ĂȘtre menacĂ©s par mille formes d’abus de pouvoir et d’assujettissement, de sĂ©duction trompeuse et d’arrogance humiliante, allant jusqu’à des formes plus dramatiques et plus violentes. L’histoire en porte les traces. Nous pensons, par exemple, aux effets nĂ©gatifs des cultures patriarcales. Nous pensons aux multiples formes de machisme oĂč la femme Ă©tait considĂ©rĂ©e comme une personne de seconde classe. Nous pensons Ă  l’instrumentalisation et la marchandisation du corps fĂ©minin dans la culture mĂ©diatique actuelle. Mais nous pensons aussi Ă  la rĂ©cente Ă©pidĂ©mie de mĂ©fiance, de scepticisme, et jusqu’à l’hostilitĂ© qui se rĂ©pand dans notre culture – en particulier Ă  partir d’une mĂ©fiance comprĂ©hensible des femmes – Ă  l’égard d’une alliance entre l’homme et la femme qui puisse Ă  la fois faire grandir l’intimitĂ© de la communion et conserver la beautĂ© de la nous n’avons pas un sursaut de sympathie pour cette alliance, capable de mettre les nouvelles gĂ©nĂ©rations Ă  l’abri de la dĂ©fiance et de l’indiffĂ©rence, les enfants viendront au monde toujours plus dĂ©tachĂ©s de cette alliance, et ce dĂšs le sein maternel. La dĂ©valorisation sociale de l’alliance stable et fĂ©conde entre l’homme et la femme est certainement une perte pour tout le monde. Nous devons remettre Ă  l’honneur le mariage et la famille. La Bible dit une chose trĂšs belle l’homme trouve la femme, ils se rencontrent, mais l’homme doit laisser quelque chose pour trouver pleinement la femme. Pour cela, l’homme quittera son pĂšre et sa mĂšre pour aller avec elle. C’est beau ! Cela signifie qu’il entame un nouveau chemin. L’homme est tout pour la femme et la femme est tout pour l’ les conditions actuelles, la sauvegarde de cette alliance entre l’homme et la femme, mĂȘme pĂ©cheurs et blessĂ©s, dĂ©sorientĂ©s et humiliĂ©s, mĂ©fiants et incertains, est donc pour nous croyants une mission exigeante et passionnante. Le mĂȘme rĂ©cit de la crĂ©ation et du pĂ©chĂ© originel, dans sa conclusion, nous en donne une trĂšs belle illustration Le Seigneur Dieu fit Ă  l’homme et Ă  sa femme des tuniques de peau et les en revĂȘtit » Gn 3, 21. C’est une image de tendresse envers ce couple pĂ©cheur qui nous laisse sans voix la tendresse de Dieu pour l’homme et pour la femme ! C’est une image de la protection paternelle du couple humain. Dieu lui-mĂȘme prend soin de son chef-d’Ɠuvre et le protĂšge. ÉphĂ©siens 523 car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. 1 Corinthiens 113 Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ. 1 Corinthiens 118-9 En effet, l'homme n'a pas Ă©tĂ© tirĂ© de la femme, mais la femme a Ă©tĂ© tirĂ©e de l'homme; et l'homme n'a pas Ă©tĂ© créé Ă  cause de la femme, mais la femme a Ă©tĂ© créée Ă  cause de l'homme. GenĂšse 220-22 Et l'homme donna des noms Ă  tout le bĂ©tail, aux oiseaux du ciel et Ă  tous les animaux des champs; mais, pour l'homme, il ne trouva point d'aide semblable Ă  lui. Alors l'Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses cĂŽtes, et referma la chair Ă  sa place. L'Éternel Dieu forma une femme de la cĂŽte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. GenĂšse 316 Il dit Ă  la femme J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes dĂ©sirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.

l homme est le chef de la femme