0000 / 11:43. Ăpicure Ă MĂ©nĂ©cĂ©e, salut . MĂȘme jeune, on ne doit pas hĂ©siter Ă philosopher. Ni, mĂȘme au seuil de la vieillesse, se fatiguer de l'exercice philosophique. Il n'est jamais trop tĂŽt, qui que l'on soit, ni trop tard pour l'assainissement de l'Ăąme. Tel, qui dit que l'heure de philosopher n'est pas venue ou qu'elle est
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Vay Tiá»n TráșŁ GĂłp 24 ThĂĄng. Le voyage de lâĂąme aprĂ©s la mort - LAYLĂ MABROĂK Description Informations complĂ©mentaires Avis 0 Description Ce livre est important car il traite dâun domaine Ă propos duquel la plupart des gens connaissent trĂšs peu de choses mais qui est pourtant dâun intĂ©rĂȘt vital pour tous les ĂȘtres souligne ce qui arrive Ă lâĂąme humaine Ă partir de lâinstant de la mort jusquâĂ lâarrivĂ©e du Jour du Jugement. Il dĂ©crit le processus de la mort en lui-mĂȘme, la relation exacte de lâĂąme au corps, les Ă©tats de lâĂąme aprĂšs son dĂ©part de ce monde, et la nature de la relation qui sâĂ©tablit entre la mort et ceux qui sont encore en vie. Layla Mabrouk, cĂ©lĂšbre savant Ăgyptien contemporain, a brillamment abrĂ©gĂ© une Ćuvre classique du grand savant mĂ©diĂ©val Ibn al-Qayyim al-Jawziyya qui fut un remarquable Ă©tudiant de Ibn Tavmiyya. Informations complĂ©mentaires langue Français Editeur Essalam pages 78 taille 11 X 18 cm auteur LAYLĂ MABROĂK
Que ce soit Ă travers la mise en scĂšne proposĂ©e par Platon les derniĂšres heures avant la mise Ă mort de Socrate ou Ă travers le contenu du dialogue lui-mĂȘme lâimmortalitĂ© de lâĂąme et le lien Ăąme-corps, le sujet principal du PhĂ©don est la mort. Quelle doit ĂȘtre lâattitude du philosophe devant la mort ? Telle est la question que pose et Ă laquelle rĂ©pond le dialogue de Platon intitulĂ© le PhĂ©don. Ce texte aura une longue postĂ©ritĂ© dans la rĂ©flexion antique sur la mort, que ce soit chez les stoĂŻciens de lâĂ©poque hellĂ©nistique et romaine, pour qui Socrate est un modĂšle de sagesse et de vertu face Ă la mort, ou chez les nĂ©oplatoniciens de lâAntiquitĂ© tardive, pour qui la lecture et le commentaire du PhĂ©don sont Ă lâorigine de pratiques de purification de lâĂąme omniprĂ©sentes dans le mode de vie philosophique. Antonio Canova 1757-1822, Socrate boit la ciguĂ« Quelle doit ĂȘtre lâattitude du philosophe face Ă la mort et comment Platon rĂ©pond-t-il Ă cette question ? Tout dâabord, lâattitude du philosophe face Ă la mort est liĂ©e Ă deux postulats posĂ©s et dĂ©fendus dans le PhĂ©don lâimmortalitĂ© de lâĂąme et le lien Ăąme-corps. Et de ces deux postulats dĂ©coule une certaine tĂąche, qui doit ĂȘtre celle du philosophe le soin de lâĂąme. En effet, si lâĂąme est immortelle, et si ce quâil y a en moi de plus important est lâĂąme et non le corps, câest de mon Ăąme quâil faut que je mâoccupe en prioritĂ©, et non de mon corps Ainsi, dâune façon gĂ©nĂ©rale, cet homme-lĂ [le philosophe], loin de sâoccuper de son corps to sĂŽma, se dĂ©tache de lui autant quâil peut, et tourne son attention vers son Ăąme ĂȘ psuchĂȘ » PhĂ©don, 64e, trad. M. Dixsaut. En quoi consiste le soin de lâĂąme ? Pour Platon, sâoccuper de son Ăąme, câest dĂ©tacher le plus possible lâĂąme du corps Câest donc tout dâabord dans les cas de cet ordre que se rĂ©vĂšle le philosophe o philosophos quand il dĂ©tache son Ăąme le plus possible, et mieux que nul autre, du commerce qui lâunit au corps » PhĂ©don, 64e-65a. Prendre soin de son Ăąme signifie dĂ©tacher le plus possible lâĂąme du corps, le corps Ă©tant comme une prison pour lâĂąme, le corps tenant lâĂąme prisonniĂšre du monde sensible, de la matiĂšre, tandis quâelle aspire, par sa nature incorporelle, Ă rejoindre le monde intelligible, ou, en dâautres termes, Ă atteindre la vĂ©ritĂ©. Si lâĂąme est clouĂ©e au corps pour reprendre une image du PhĂ©don, elle ne peut se dĂ©tacher de lui pour rejoindre les rĂ©alitĂ©s intelligibles auxquelles elle aspire. Pour lâĂąme qui est trop attachĂ©e au monde sensible, le corps peut en effet ĂȘtre un obstacle Ă la contemplation des rĂ©alitĂ©s absolues ou de la vĂ©ritĂ©, ce que Platon nomme dans le PhĂ©don la pensĂ©e pure câest-Ă -dire pure de tout lien avec le corps. Il faut donc se concentrer sur lâĂąme seule, et oublier le corps. Le passage suivant reprend ce nĂ©cessaire effort de lâĂąme qui cherche la vĂ©ritĂ© â Quand donc, dit Socrate, lâĂąme atteint-elle la vĂ©ritĂ© ĂȘ alĂȘtheia ? En effet, lorsquâelle entreprend dâĂ©tudier une question avec lâaide du corps, elle est complĂštement abusĂ©e par lui, cela est Ă©vident. â Tu dis vrai. â Donc, si jamais la rĂ©alitĂ© dâun ĂȘtre tĂŽn ontĂŽn apparaĂźt Ă lâĂąme, câest Ă©videmment dans lâacte mĂȘme de la pensĂ©e en tĂŽ logizesthai que cela a lieu ? â Oui. â Et lâĂąme pense logizetai mieux que jamais, sans doute, quand elle nâest troublĂ©e ni par lâouĂŻe, ni par la vue, ni par la peine, ni par le plaisir, et quâelle sâest le plus possible isolĂ©e en elle-mĂȘme dĂ©gagĂ©e du corps, et rompant dans la mesure du possible tout commerce et tout contact avec lui, elle aspire Ă ce qui est tou ontos. â Câest bien cela. â Nâest-ce pas alors que lâĂąme du philosophe mĂ©prise le plus le corps, le fuit, et cherche Ă sâisoler en elle-mĂȘme ? â Câest clair. Platon, PhĂ©don, 65b-d. On a dans ce passage une claire distinction entre connaissance sensible dâune part, issue des sens, et qui nous trompe, et connaissance intelligible dâautre part, issue de la pensĂ©e pure. Et câest uniquement cette derniĂšre, la pensĂ©e pure, qui est capable dâatteindre la vĂ©ritĂ©, ce qui est. Or, câest ce Ă quoi aspire lâĂąme connaĂźtre ce qui est, câest-Ă -dire la vĂ©ritĂ©. Prendre soin de son Ăąme, câest donc dĂ©tacher lâĂąme du corps, afin dâatteindre, par la pensĂ©e pure, la vĂ©ritĂ©. Telle est donc la tĂąche du philosophe dĂ©tacher lâĂąme du corps, et se concentrer sur lâĂąme seule afin dâatteindre, par la pensĂ©e pure, la vĂ©ritĂ©. On peut donc dire que la vie du philosophe, en tant quâil sâexerce, tout au long de sa vie, Ă dĂ©tacher son Ăąme du corps, est une prĂ©paration Ă la mort, puisque câest prĂ©cisĂ©ment ce qui va se passer au moment de la mort lâĂąme va se sĂ©parer du corps. Et câest en ce sens que la philosophie peut ĂȘtre dĂ©finie comme un exercice prĂ©parant Ă la mort, de la mĂȘme maniĂšre que la mĂ©ditation de la mort, chez Marc AurĂšle, est un exercice apportant la sĂ©rĂ©nitĂ© nĂ©cessaire au bonheur du philosophe stoĂŻcien. Philosopher, câest sâexercer Ă mourir Si au moment oĂč elle se sĂ©pare, lâĂąme est pure kathara et nâentraĂźne avec elle rien qui vienne du corps âŠ, cela ne revient-il pas Ă dire que cette Ăąme pratique droitement la philosophie, et quâelle sâexerce pour de bon Ă ĂȘtre morte sans faire aucune difficultĂ©. Ne serait-ce pas cela sâexercer Ă la mort meletĂȘ thanatou ?» 80e-81a. Philosopher, câest sâexercer Ă dĂ©tacher lâĂąme du corps, et câest donc aussi sâexercer Ă mourir. Pourquoi ? Parce que tout au long de sa vie, le philosophe va essayer le plus possible mais jamais complĂštement de dĂ©tacher lâĂąme du corps, de sĂ©parer dĂšs ici-bas, autant que faire se peut, lâĂąme du corps, dĂ©tachement qui aura lieu effectivement au moment de la mort. Jacques-Louis David, La mort de Socrate 1787 Alors comment dĂ©tacher lâĂąme du corps ? Que doit faire le philosophe pour sĂ©parer le plus possible lâĂąme du corps ? Quâest-ce que ça veut dire, concrĂštement, sâexercer Ă mourir ? Il doit faire deux choses, qui sont liĂ©es lâune Ă lâautre Il doit calmer les dĂ©sirs et les passions, câest-Ă -dire les clous qui attachent lâĂąme au corps Chaque plaisir, chaque peine, câest comme sâils possĂ©daient un clou avec lequel ils clouent lâĂąme au corps, le fixent en lui, et lui donnent une forme qui est celle du corps, puisquâelle tient pour vrai tout ce que le corps peut bien lui dĂ©clarer de tel » PhĂ©don, 83c-d. Prendre ses distances par rapport aux plaisirs et aux peines, qui clouent lâĂąme au corps, tel est donc lâobjectif du philosophe LâĂąme du vrai philosophe pense donc que rien ne doit ĂȘtre opposĂ© Ă cette libĂ©ration [la libĂ©ration du corps] ; aussi se tient-elle Ă lâĂ©cart des plaisirs, des dĂ©sirs, des peines, des craintes, autant quâil est en son pouvoir » PhĂ©don, 83b. Mais ce nâest pas tout. Puisquâil ne doit pas suivre ce que lui dit le corps, que doit-il faire ? Il doit sâadonner le plus possible Ă ce que Platon nomme la pensĂ©e pure, qui permet, en se dĂ©tachant pour un moment de tout lien avec le corps, de contempler les rĂ©alitĂ©s absolues, ce qui est. VoilĂ comment Socrate dĂ©crit la vie philosophique, et plus particuliĂšrement la vie de lâĂąme du philosophe Elle met au calme ses passions, elle suit les pas du raisonnement, elle ne cesse dâĂȘtre attentive, elle contemple theĂŽmenĂȘ le vrai to alĂȘthes, le divin to theion, ce qui nâest pas objet de lâopinion, elle en fait sa nourriture. Elle croit quâelle doit vivre ainsi toute sa vie, et quâune fois venue lâheure de sa fin, elle sâen ira vers ce qui est conforme Ă sa nature, vers ce qui lui ressemble, et quâelle sera dĂ©livrĂ©e de lâhumaine misĂšre » PhĂ©don, 84a-b. Prendre ses distances avec les peines et les plaisirs corporels pour atteindre lâindĂ©pendance de la pensĂ©e, voilĂ , concrĂštement, ce que signifie, pour Platon, apprendre Ă mourir. Tel est, pour Platon, lâexercice de prĂ©paration Ă la mort. Maintenant, voici deux objections courantes Ă lâattitude de Socrate face Ă la mort auxquelles jâaimerais rĂ©pondre Ă partir de ma lecture du PhĂ©don DĂ©tacher lâĂąme du corps, nâest-ce pas prĂ©cisĂ©ment ce qui se passe lors de la mort physique ? Pour Platon, effectivement, lorsque je meurs, mon Ăąme se dĂ©tache du corps, et se rĂ©alise alors vraiment ce que le philosophe a tentĂ© de faire toute sa vie sĂ©parer lâĂąme des liens tenaces qui lâattachent au corps. Dans ce cas, pourquoi ne pas attendre tranquillement la mort, et profiter de la vie dans le monde sensible, en attendant la mort, qui viendra prĂ©cisĂ©ment sĂ©parer lâĂąme du corps ? Pour rĂ©pondre Ă cette objection, Platon prĂ©cise ceci sâexercer tout au long de sa vie Ă dĂ©tacher lâĂąme du corps facilite la sĂ©paration de lâĂąme et du corps au moment de la mort. Au contraire, clouĂ©e au corps tout au long de sa vie, par les peines et les plaisirs auxquels elle sâest attachĂ©e, et quâelle a tenue pour vrais, lâĂąme se dĂ©tachera difficilement du corps au moment de la mort. Et si je dois prendre soin de mon Ăąme, câest non seulement au moment de la mort, mais tout au long de ma vie, car dĂ©tacher lâĂąme du corps nâest pas si simple et demande beaucoup dâeffort. Câest aussi en cela que la philosophie est un exercice, câest-Ă -dire un effort soutenu pour dĂ©tacher lâĂąme du corps. Et comme tout exercice, il doit ĂȘtre rĂ©pĂ©tĂ© pour ĂȘtre couronnĂ© de succĂšs. Buste de Socrate Comment comprendre la joie de Socrate au moment de mourir ? Le moment de la mort est le couronnement dâune vie dâeffort consistant Ă sĂ©parer le plus possible lâĂąme du corps. DâoĂč lâattitude de Socrate face Ă la mort. Ce nâest pas un moment triste, au contraire, mais lâaccomplissement dâune vie entiĂšre, dâune vie dâeffort enfin rĂ©compensĂ©e. VoilĂ comment il faut comprendre la sĂ©rĂ©nitĂ© de Socrate face Ă la mort Si tout cela est vrai, il y a grand espoir, pour qui est arrivĂ© lĂ oĂč je me rends maintenant, dâacquĂ©rir en suffisance, et lĂ -bas plus que partout ailleurs, ce qui a Ă©tĂ© pour nous le but dâun si grand effort tout au long de notre vie passĂ©e. Aussi ce voyage, celui qui Ă prĂ©sent mâest prescrit, sâaccompagne-t-il dâune noble espĂ©rance, et cela vaut pour tout homme qui estime que la rĂ©flexion est prĂȘte Ă sâexercer, puisquâelle est comme purifiĂ©e » PhĂ©don, 67b. Si la pensĂ©e est ce quâil y a de plus beau ici-bas, le philosophe nâa pas Ă sâattrister de la mort, car il retrouvera la pensĂ©e pure aprĂšs la mort. Ce serait pour lui le comble de lâillogisme de commencer Ă craindre la mort Ă la fin de sa vie, au moment oĂč il peut atteindre sans effort ce quâil a tentĂ© dâatteindre avec beaucoup de difficultĂ© tout au long de sa vie. Jâaimerais pour terminer remettre le PhĂ©don dans le contexte plus gĂ©nĂ©ral de la philosophie antique, et plus particuliĂšrement de la philosophie envisagĂ©e comme maniĂšre de vivre, par opposition Ă un simple discours thĂ©orique. Nous avons vu en effet que le philosophe, pour Platon, doit prendre soin de son Ăąme, et que la philosophie platonicienne peut donc ĂȘtre dĂ©finie comme une thĂ©rapie ou une thĂ©rapeutique de lâĂąme. Pour Platon, philosopher, câest prendre soin de son Ăąme, en la dĂ©tachant le plus possible du corps et de la matiĂšre. Or, prendre soin de son Ăąme, câest prendre soin de soi-mĂȘme. Ce qui me dĂ©finit, pour Platon, en effet, câest dâabord et avant tout mon Ăąme. Philosopher, câest donc avant toute chose prendre soin de soi, ce que confirme le passage suivant du PhĂ©don Câest en ayant souci de vous-mĂȘmes epimeleia que tout ce que vous pourrez faire procurera de la joie. Mais si vous nâavez pas de souci de vous-mĂȘmes, alors mĂȘme si vous avez pris tous les engagements possibles, vous nâen serez pas plus avancĂ©s » Platon, PhĂ©don, 115b. On voit bien ici tout ce quâimplique la philosophie platonicienne. Nous avons vu que le soin de lâĂąme nĂ©cessitait une certaine attitude du philosophe vis-Ă -vis des plaisirs et des peines, un certain dĂ©tachement Ă leur Ă©gard, et quâil leur demandait Ă©galement une tĂąche bien prĂ©cise sâadonner le plus possible Ă la pensĂ©e pure. Le soin de lâĂąme nĂ©cessite donc une certaine maniĂšre de vivre, et engage toute la vie du philosophe. Devenir philosophe, câest sâengager dans un certain mode de vie. Ce nâest pas seulement penser certaines idĂ©es comme vraies et dâautres comme fausses, mais câest choisir de vivre dâune certaine maniĂšre, en fonction dâun objectif prĂ©cis la sĂ©paration de lâĂąme et du corps, prĂ©paration quotidienne Ă la mort physique et au dĂ©tachement de lâĂąme de son enveloppe corporelle. CrĂ©dits Antonio Canova, Socrate boit la ciguĂ«, par Fondazione Cariplo, Licence CC BY-SA; Jacques-Louis David, La mort de Socrate, Domaine public; Socrates, par Ben Crowe, Licence CC BY. Citer ce billet MaĂ«l Goarzin, "Apprendre Ă mourir lecture du PhĂ©don de Platon". PubliĂ© sur Comment vivre au quotidien? le 22 septembre 2017. ConsultĂ© le 27 aoĂ»t 2022. Lien
Dans ce voyage intĂ©rieur, je vais vivre le processus de la mort, la transition et lâascension de lâĂąme aprĂšs le dernier souffle de vie. Vivre dans lâesprit le cheminement de lâĂąme aprĂšs la mort permet de se familiariser avec cette transition importante et dâĂȘtre initiĂ© pour une vie plus libre encore. Ce voyage a Ă©tĂ© fait dans le cadre dâun stage de chamanisme sur le thĂšme de la mort et lâau delĂ , par Laurent Huguelit. Pendant 50 minutes, accompagnĂ© par deux tambours, je vais vivre ma mort. Voici le rĂ©cit de ce voyage chamanique vĂ©cu dans mon esprit. Le voyage commence. Je demande Ă mon esprit spĂ©cialiste de la mort de bien vouloir mâaccompagner sur ce voyage de transition de la mort. Cet esprit est une licorne blanche avec un large point blanc trĂšs lumineux au niveau du front Ă la place de la traditionnelle corne. Je me vois, vieux, allongĂ© sur mon lit. Je me vois du dessus, en contre-bas. Je respire mes derniers souffles. Puis, le dernier souffle. Tout est noir. Je ne sais pas oĂč je suis. Pendant plusieurs minutes, je reste dans cet Ă©tat de dĂ©sorientation, sans savoir ce qui se passe ni oĂč je suis. Je ne comprends rien Ă ce que je perçois, tout est fouillis. Alors, je prends conscience que je suis mort, et que je suis confinĂ© dans mon corps. A cette prise de conscience, je sens une Ă©treinte Ă©nergĂ©tique qui se libĂšre, je sens ma prĂ©sence et ma conscience sâexpandre, et je me vois mâĂ©loigner du corps. Je mâĂ©loigne de plus en plus, et je vois le corps en contre-bas. Je ressens des peurs profondes liĂ©es Ă mon corps. Elles me retiennent. DĂšs que jâen prends conscience elles sâĂ©vanouissent et se relĂąchent. Je libĂšre comme cela plusieurs peurs profondes que je dirais âmĂ©caniquesâ des peurs primaires, instinctives liĂ©es Ă la survie Je sens ma conscience sâĂ©lever. Jâai passĂ© un palier, je ressens ĂȘtre dans un niveau supĂ©rieur. Câest plus lĂ©ger, mais je sens quâil y a des choses qui sont lourdes. Je ressens que je ne suis pas seul. Je suis dans un niveau oĂč dĂ©ambulent des dĂ©funts, un peu dĂ©sorientĂ©s, en attendant de sâĂ©lever. Mes proches sont prĂ©sents dans mon esprit. En fait, je ressens le puissant besoin de leur dire que je vais bien. Alors je le fais, par mon intention je leur envoie un message tĂ©lĂ©pathique pour leur dire que tout va bien. Jâai lâimpression que ce message est surtout pour moi-mĂȘme, en fait, et rĂ©pond Ă lâangoisse dâĂȘtre parti ⊠Je sens des tensions qui se dĂ©font. Ma tristesse se libĂšre, je me sens mieux. Je me rends compte Ă quel point lorsque lâon meurt, les proches sont une sources dâattachement et comment le lien avec eux nous empĂȘche de partir⊠De la mĂȘme façon, je ressens que mes proches me retiennent. Câest Ă dire que je ressens leur volontĂ© inconsciente Ă ce que je reste et ne parte pas. Cela crĂ©e un lien Ă©nergĂ©tique dâattachement, qui me retient dans ce niveau. Jâen prends conscience et Ă©mets le souhait que ces liens soient libĂ©rĂ©s. Car, aprĂšs tout, câest ma âvieâ et ce choix mâappartient ! AprĂšs ceci fait, je ressens de la paix avec mes proches. Plus personne ne me retient⊠Je monte, ma conscience sâĂ©lĂšve et devient plus lĂ©gĂšre encore. Je passe un palier de transition. Je vais vers les âmondes dâen hautâ. Jâarrive dans un niveau oĂč lâatmosphĂšre est chaleureuse. Je ressens des dizaines de prĂ©sences qui mâattendaient et mâaccueillent alors. Cela rĂ©chauffe le cĆur, je me sens vraiment bien, accueilli et aimĂ©. Mon cĆur est grand ouvert, lâambiance est chaude et joyeuse. Il y a mes ancĂȘtres, mes guides, mes proches dĂ©cĂ©dĂ©s. Tout le monde est lĂ pour me souhaiter la bienvenue, et un bon retour Ă ma source. Câest trĂšs agrĂ©able. On se sent vraiment Ă la maison, avec les siens. Une fois ces agrĂ©ables retrouvailles faites, je sens que je dois continuer mon ascension et ma libĂ©ration. Apparaissent dans mon champ de conscience des attachements, des dĂ©pendances, des souffrances, des liens divers. Pendant un bon moment je vais rester dans ce niveau oĂč, les uns aprĂšs les autres, tous mes attachements vont apparaĂźtre afin dâĂȘtre libĂ©rĂ©s Ă lâobservation active de ma conscience. Tout ce qui me retient, au niveau Ă©motionnel et de ma constitution intĂ©rieure, va ĂȘtre mis en lumiĂšre puis lĂąchĂ©. Il sâagit des choses de ma vie qui ont laissĂ© des traces sous forme de tensions et liens dâattachement. En fait, je suis invitĂ© Ă prendre conscience puis lĂącher prise sur tout ce qui me retient dans la matiĂšre. Je mets en lumiĂšre les zones de ma personnalitĂ© oĂč il y a des tensions, des rĂ©sistances, des choses qui ne sont pas âcleanâ et qui demandent Ă ĂȘtre relĂąchĂ©es. Je vois successivement des images de situations, dâobjets, de substances, de personnes, de problĂ©matiques⊠On me montre plein de choses que je libĂšre alors, au fur et Ă mesure. Je mâen dĂ©fais de plus en plus, mais cela prend du temps⊠Je passe alors Ă un autre niveau encore. Je sens ma conscience sâĂ©lever et Ă©tablir son observation dans un niveau supĂ©rieur au prĂ©cĂ©dent. Jâai plein dâimages de situations, de personnes, de choses de ma vie qui apparaissent en continu. Je ne comprends pas vraiment le sens. Je mettrai 5 minutes Ă comprendre. Un moment, on me dit âtu es attachĂ© Ă ta personnalitĂ©â. A un certain niveau de conscience, je crois trĂšs fort ĂȘtre Arthur. Je dĂ©ambule dans ce niveau oĂč je mâidentifie Ă ma personnalitĂ©. Je suis toujours dans le âjeâ, le âmoiâ⊠Je nâarrive pas Ă lĂącher, ce nâest pas facile. MĂȘme en y mettant lâintention, il y a une forte attraction inconsciente qui mây attache. Au bout de plusieurs minutes, je commence Ă lĂącher et Ă vraiment comprendre que je suis bloquĂ© dans ma personnalitĂ© dâArthur. Jâentends une voix un peu taquine qui me dit âAller, lĂąche ! Ce nâest pas vraiment toi. Câest juste un costume que tu as empruntĂ©, maintenant il faut le rendre !â. Je vois une image de costume qui se retire. Et poum ! Dâun coup, je me vois alors sortir dâun bloc carrĂ© dans lequel jâĂ©tais confinĂ©. Ma conscience sâĂ©loigne de ce bloc que constitue ma personnalitĂ©. Je mâen dĂ©tache, et me tourne alors vers une autre direction. Je sens un mouvement puissant dâascension qui mâattire vers le haut. Je vois et ressens une puissante lumiĂšre qui mâappelle. Je monte, monte, monte⊠Plus je monte, plus la lumiĂšre devient puissante, abondante, omniprĂ©sente. Au dessus de la tĂȘte, mon chakra coronal commence Ă devenir chaud, trĂšs chaud et puissamment ouvert. Câest tellement agrĂ©able, jâai lâimpression de revenir Ă la maison. Je vois un espace blanc, lumineux, oĂč jâatterris alors. Je nâai mĂȘme pas le temps de demander oĂč je suis que jâentends âle royaume de lâĂąmeâ. Je suis dans le monde de mon Ăąme. Mon amie la Licorne nâest plus avec moi, elle nâa pas pu me suivre dans ce niveau de conscience. Je suis seul avec moi-mĂȘme maintenant, si lâon peut dire, mais une puissance lumineuse et sans forme est lĂ et mâaccompagne toujours, je la ressens sans la voir. Dans ce niveau, je ressens quâil nây a rien Ă faire. Tout est parfait. Je vois que ce niveau lĂ est un niveau dâarchĂ©types. Câest trĂšs Ă©trange Ă dĂ©crire avec des mots. Je ressens que chaque endroit est un potentiel de lumiĂšre, de valeurs, des ressources profondes qui demandent Ă Ă©clore. Quand jâobserve un endroit en particulier, je vois que ce niveau projette, en dehors du temps, un grand rayon qui provoque lâincarnation, en simultanĂ©, de plusieurs vies. Un nombre prĂ©cis dâincarnations dĂ©coule de ce que la conscience souhaite mettre en lumiĂšre certaines valeurs dâĂtre. Cela nâa pas lâair dâĂȘtre passĂ©. Câest intemporel, passĂ©, prĂ©sent, futur⊠Chaque zone de lâĂąme est reliĂ©e Ă un grand nombre dâincarnations. Je vois en contre-bas, dans le monde de la vie, plusieurs vies qui sont liĂ©es Ă chaque zone de lâĂąme, comme projetĂ©e par lâĂąme suite Ă la focalisation de la conscience. TrĂšs Ă©trange Ă dĂ©crire⊠On me dit que lâĂąme dĂ©tient le pouvoir de se rĂ©vĂ©ler Ă elle-mĂȘme Ă travers le processus duel et temporel dâincarnation, elle permet de faire fleurir des valeurs particuliĂšres. Elle incarne et manifeste sa lumiĂšre quâelle dĂ©tient dĂ©jĂ Ă lâĂ©tat de potentiel. Elle dĂ©tient tous les potentiels, mais seuls ceux quâelle a pu incarner, Ă©prouver, et prouver par lâexpĂ©rience sont des potentiels qui existent vraiment Ă ses yeux. Jâai alors lâimage de Dark Vador. Je demande quâest-ce que cela vient faire là ⊠Je vois alors que dans le royaume de lâĂąme, qui est un royaume totalement personnel, existent des zones dâombre particuliĂšres. Ces zones dâombre sont des valeurs, des concepts de la crĂ©ation, des potentiels que mon Ăąme ne sâest pas encore rĂ©vĂ©lĂ©e Ă elle-mĂȘme. Je ressens alors avoir le choix de focaliser ma conscience sur cette zone, et quâen dĂ©coulera une incarnation. En dâautres termes, jâai le choix ou non de mâincarner. Mais ce choix, il faut le dire, paraĂźt agrĂ©able et vraiment dĂ©nuĂ© de responsabilitĂ©, observĂ© Ă ce niveau là ⊠Je me dis quand mĂȘme que sâincarner ça va bien, mais que jâaimerais faire une pause⊠Puis-je ne pas mâincarner ? On me dit âon sâincarne tant que lâon en a besoinâ. Cela rajoute, âpuis, on le fait parce que cela fait plaisirâ. Je ressens quâen fait, dans tous les cas, on le fait. Câest juste une question de comment on le voit est-ce un besoin quâon satisfait sans trop savoir pourquoi, ou est-ce un plaisir que lâon fait en conscience et en connaissance de cause. Je ressens que les deux reviennent au mĂȘme. Mais le poids du choix est quand mĂȘme lourd, et crĂ©e en moi une atmosphĂšre contraignante. Il faut choisir, quoi⊠Je mâincarne ou je mâincarne pas ? De toute façon, Ă ce niveau lĂ , le temps nâexiste pas. Alors en fait, il y a juste ma conscience maintenant tout de suite qui est un point temporel. Que je choisisse de mâincarner ou pas, vu quâĂ ce niveau câest comme si toutes mes vies se passaient en mĂȘme temps, câest comme si de toute façon ce choix nâavait aucune rĂ©alitĂ©. Je mâincarne quoi quâil arrive, car câest comme ça. Pas forcĂ©ment tout de suite, mais plutĂŽt tout le temps. Je prends conscience que mĂȘme si je suis au niveau de lâĂąme, jâai lâimpression que câest une personnalitĂ© aussi. Bien que plus Ă©voluĂ©e, il sâagit dâun ego, dâune identification Ă un âjeâ et un âmoiâ qui me confinent. Et lĂ , poum! Je ressens que ma conscience fait un bon en arriĂšre, et sâĂ©lĂšve dâune maniĂšre fulgurante. Je mâĂ©lĂšve, et arrive dans un espace noir, vide, de rien. Je vois quâen fait, le royaume de mon Ăąme, câest Ă dire mon Ăąme, nâest quâun cheveux de la crĂ©ation. Je vois la crĂ©ation comme une sphĂšre, et mon Ăąme comme un de ses rayons. Il fait noir, tout est noir. Je ne suis plus quâune conscience. Je nâai plus aucune pensĂ©e. Aucune, zĂ©ro, câest le calme plat. Câest hallucinant, il y a un niveau de calme et de sĂ©rĂ©nitĂ© sans prĂ©cĂ©dent. Il nây a rien, et câest juste gĂ©nial. Il nây a plus aucune atmosphĂšre de contrainte, câest la libertĂ© totale. Je nâai plus aucune image, pensĂ©e ou vibration qui vient Ă moi. Câest juste le calme vide et plein qui se suffit Ă lui-mĂȘme. Je ressens ĂȘtre la crĂ©ation, le crĂ©ateur et la crĂ©ature. Il nây a plus aucune question, plus aucun choix. Je suis tout, et rien Ă la fois. Il nây a pas de dualitĂ© ici cette sensation de ne plus avoir de choix Ă faire est un apaisement infini. Incarnation ou pas, bien ou mal, positif ou nĂ©gatif. Tout est vu, Ă ce niveau, comme la mĂȘme chose. Il nây a pas de dualitĂ© tout est une crĂ©ation que jâobserve. Je me sens bien, entier, complet. Je ressens que, peu importe ce quâil se passe, tout va bien. Je ne suis plus personne, je nâai plus dâidentitĂ© Ă proprement parler, ni dâĂąme. Je suis un crĂ©ateur. Je suis le crĂ©ateur. Je suis une conscience, un observateur. Jâai conscience, jâobserve, et câest tout, cela suffit. Tout dĂ©pend de moi et rien ne dĂ©pend de moi. Aucune pression, tout est cool, ici⊠Wow, câest gĂ©nial, cette sensation infinie de paix. Et câest le moment du rappel. Je reviens, sereins, de ce voyage dans les profondeurs de la mort mais aussi de la crĂ©ation. Jâai Ă©normĂ©ment de gratitude pour avoir vĂ©cu cela, je sais que cela changera ma vision de la mort mais aussi de la vie pour toujours. MĂȘme si je savais Ă peu prĂšs tout cela sous forme de concepts, jâai pu le vivre et lâintĂ©grer dans son entier au travers de cette expĂ©rience. La mort le grand lĂąchĂ©-prise La sensation que jâai eu en revenant est que la mort est âle grand lĂąchĂ©-priseâ. Câest Ă dire que lâon se dĂ©pouille de ses attachements. On lĂąche les diffĂ©rentes couches de notre ĂȘtre pour revenir Ă lâessentiel, Ă lâessence de ce que lâon est vraiment. Câest une ascension de lâĂąme Ă travers les diffĂ©rents vĂ©hicules de son incarnations, oĂč la conscience passe en revue les attachements quâelle libĂšre mais aussi les enseignements quâelle intĂšgre. Jâai vraiment senti que câĂ©tait un retour Ă la source, et un grand voyage de dĂ©sidentification Je me suis dâabord dĂ©sidentifiĂ© de mon corps, puis de mes attachements Ă©motionnels, puis de ma personnalitĂ©, puis de mon Ăąme en temps que âjeâ pour arriver dans le niveau de la vacuitĂ©, celui de la pure conscience observatrice. Jâai pu vivre le chemin retour de lâincarnation pour retourner Ă la source de tout ce que je suis et de tout ce qui est. Corps, esprit puis conscience. Jâai pu expĂ©rimenter ce que cela fait dâĂȘtre au niveau de conscience de lâĂąme, et de la conscience pure hors de la dualitĂ©. SacrĂ© voyage ! La mort est bel et bien une grande initiatrice ! Elle peut sâappeler le âgrand lĂąchĂ©-priseâ car on se dĂ©pouille de ce que lâon croit ĂȘtre pour retourner Ă lâessentiel, Ă notre essence, notre noyau dâexistence notre conscience, notre Ăąme. Comme on dit âceux qui ont peur de la mort ont peur de la vieâ. La mort est une partie omniprĂ©sente dans notre vie, puisquâune partie de notre conscience existe au niveau de la conscience et de lâĂąme, en mĂȘme temps que lâon vit ici bas sur Terre. La vie nâexiste pas sans la mort et inversement. Ils se contiennent lâun lâautre, et ces deux niveaux dâexistence sont interdĂ©pendants et inter-reliĂ©s. Dans notre sociĂ©tĂ©, il existe une grande dĂ©sinformation voire une peur de la mort car on a simplement oubliĂ© ce que câest. La mort nâa rien de dramatique, de tragique ou dâhorrible, il sâagit dâun processus naturel aussi neutre que la naissance. La mort est simplement une transition, un changement dâhistoire et de costume, mais aussi des retrouvailles puissantes avec notre nature profonde. Mon impression gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© que cette transition est vraiment trĂšs agrĂ©able et plaisante. Câest un chemin de retrouvailles avec soi-mĂȘme, de retour Ă la maison, Ă la source. Jâai eu beaucoup de plaisir Ă vivre ce voyage et je suis certain quâil en sera de mĂȘme pour de vrai. Au passage on appelle la nuit la petite mort, car il sâagit dâun âlĂąchĂ©-prise partielâ, oĂč lâon nâest plus identifiĂ© Ă son corps, oĂč la conscience sâĂ©lĂšve de la mĂȘme façon mais existe cette fois au niveau de sa psychĂ© et de sa personnalitĂ©. DâoĂč le rapport entre la mort et la connection aux mondes subtils on sort du confinement du corps pour naviguer dans la psychĂ©. Tu as aimĂ© cet article ? Alors participe Ă l'Eveil de Conscience et partage-le autour de toi, Ă tes amis, connaissances, et sur les rĂ©seaux sociaux. Partage la Conscience ! Les emails Science du Soi Eveille ta conscience, Ă©panouis ton potentiel et transforme ta vie. 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le voyage de l ame apres la mort pdf