AprĂšsun rappel de ce que doit ĂȘtre une « ville de demain », nous faisons le bilan de l’activitĂ© « Ecoville » : les amĂ©nagements créés, dans quel but, quels acteurs Puis les Ă©lĂšves s’installent pour une vingtaine de minutes en 6 groupes autour de la maquette. Ils sont rĂ©partis en groupe selon trois thĂšmes. Les consignes sont explicitĂ©es et les objets qu’ils peuvent ArcGISCityEngine est un produit autonome de modĂ©lisation de villes en 3D qui s’adresse aux professionnels de l’Architecture et de l’Urbanisme dans le cadre de la planification urbaine, simulation, projets d’architecture ou de production gĂ©nĂ©rale de contenus 3D. C’est une solution unique qui permet la modĂ©lisation conceptuelle et Àpartir d'un contenu iconographique illustrant des projets (existants ou utopiques) d'initiatives architecturales en phase avec la nature, les participants seront invitĂ©s Ă  rĂȘver la ville de demain et Ă  la rĂ©aliser en maquette. L'objectif de l'atelier est d'investir toutes les dimensions de l'espace urbain: dessins au sol et sur les murs Ă  la craie, vĂ©gĂ©talisation des surfaces Vay Tiền TráșŁ GĂłp Theo ThĂĄng Chỉ Cáș§n Cmnd. 54 % de la population mondiale vit actuellement en zone urbaine. En 2050, cette part aura dĂ©passĂ© les 65 %*. La ville est manifestement l’espace de vie de demain et il faut l’organiser de façon Ă  ne pas finir Ă©touffĂ© par la concentration dĂ©mographique. C’est pourquoi de nombreux mĂ©tiers travaillent Ă  concevoir et mettre sur pied les bĂątiments, quartiers et villes intelligentes du futur. Certains sont nĂ©s d’une nouvelle technologie issue de la construction et conquiert peu Ă  peu d’autres secteurs. D’autres, dĂ©jĂ  existants, mutent pour s’adapter aux nouveaux besoins d’habitants en quĂȘte de plus de proximitĂ©. Tous sont sans conteste des filiĂšres d’avenir. De quoi crĂ©er quelques vocations. Auditeur BIM et BIM manager des jeunes mĂ©tiers inspirĂ©s du bĂątimentAu cƓur des chantiers de villes et quartiers intelligents, la technologie du Building Information Modeling BIM rĂ©volutionne les maniĂšres de mener un projet. Cette maquette numĂ©rique dĂ©taillĂ©e et collaborative permet Ă  tous les acteurs d’un projet de l’électricien au client final, de pouvoir modifier en temps rĂ©el une vue 3D pour visualiser le bĂątiment ou le quartier en cours de conception. Une sorte de chantier virtuel avant les vrais travaux. Vu l’importance de cette technologie, des prestataires et de nouveaux mĂ©tiers sont nĂ©s autour de sa maĂźtrise. C’est le cas chez NextGen Village, une entreprise chez qui l’on peut trouver des auditeurs BIM. Ces professionnels accompagnent entreprises et acteurs publics dans leur transition numĂ©rique en installant une solution BIM adaptĂ©e aux besoins du client. Au Perray-en-Yvelines 78 par exemple, une commune qui souhaite devenir Ă  la fois autonome et productrice d’énergie, les auditeurs BIM de NextGen Village interviennent auprĂšs des agents de la collectivitĂ© pour les convertir au BIM, ce qui leur permettra ensuite de gĂ©rer l’installation d’une centrale biomasse afin de crĂ©er Ă  la fois de l’électricitĂ© et de la chaleur Ă  partir de combustible naturel. Il y a aussi les BIM managers, sorte de chefs de projet augmentĂ©s, chargĂ©s de coordonner et contrĂŽler la conception ou l’exploitation d’un bĂątiment, d’un quartier entier, voire d’une ville. Ils jonglent entre jargon numĂ©rique et vocabulaire politique pour mettre d’accord les diffĂ©rents acteurs d’un projet. Outre des compĂ©tences techniques, le BIM manager doit ĂȘtre dotĂ© d’un esprit de synthĂšse et ĂȘtre capable de comprendre les enjeux des acteurs dans un projet. Il est pĂ©dagogue, sait expliquer, nĂ©gocier, partager les ambitions de chacun et embarquer les acteurs vers un mĂȘme objectif », rĂ©sume Marie-Françoise Guyonnaud, responsable du MBA Smart city et management des Ă©co quartiers Ă  l’Institut LĂ©onard de Vinci et prĂ©sident de NextGen Village. À titre, d’exemple, un BIM manager qui intervient dans la phase d’exploitation d’un bĂątiment, est capable selon Marie-Françoise Guyonnaud de rĂ©duire de 75 % sa facture Ă©nergĂ©tique grĂące Ă  des donnĂ©es du BIM qu’il aura analysĂ©es. >> En savoir plus avec Explorimmo À quoi ressembleront nos villes en 2050 ? Gestionnaire de l’énergie le concierge de la consommation d’énergieL’un des objectifs d’une smart city est de consommer le moins d’énergie possible. Place donc aux objets connectĂ©s Les capteurs sont lĂ  pour mesurer la consommation. Il faut ensuite l’analyser et envisager des amĂ©liorations », relĂšve Guillaume GuĂ©rard, enseignant-chercheur au dĂ©partement nouvelles Ă©nergies de l’École supĂ©rieure d’ingĂ©nieurs LĂ©onard de Vinci ESILV. C’est le rĂŽle des gestionnaires d’énergie qui travaillent pour les syndics de copropriĂ©tĂ©, les entreprises ou les services de l’État qui exploitent un bĂątiment. Les gestionnaires d’énergie de Green Office, une marque de Bouygues Immobilier, pilotent par exemple Ă  Meudon les locaux de l’entreprise Sopra Steria afin que les charges fixĂ©es dans le cadre d’un contrat de performance Ă©nergĂ©tique ne dĂ©passent pas les montants convenus. S’ils sont dĂ©passĂ©s, ces experts de la donnĂ©e sont capables d’attribuer un malus Ă  l’exploitant du bĂątiment et un bonus dans le cas contraire. Un architecte d’intĂ©rieur qui pense Ă  votre consommation d’énergieL’amĂ©nagement d’espace fait aussi partie d’un objectif de rĂ©duction de la consommation d’énergie. Entre alors en jeu un nouveau type d’architecte d’intĂ©rieur, appelĂ© parfois energy manager. Ceux-lĂ  n’interviennent pas pour vous conseiller sur la couleur de votre cuisine, mais plutĂŽt sur la disposition de l’électromĂ©nager et des meubles afin d’éviter toute dĂ©perdition de chaleur. On peut dĂ©jĂ  croiser ces profils plutĂŽt ingĂ©nieurs chez Stimergy, une sociĂ©tĂ© qui a installĂ© son data center sous la piscine municipale de la Buttes-aux-Cailles, dans le XIIIe arrondissement de Paris, pour chauffer l’eau grĂące Ă  la chaleur Ă©mise par les serveurs. À Saint-Étienne ou encore dans le XVe arrondissement de Paris, le mĂȘme procĂ©dĂ© a Ă©tĂ© installĂ© dans des immeubles d’habitation. Les nouvelles missions des facteursMais tout ne sera pas qu’ingĂ©nierie et big data dans la ville nouvelle gĂ©nĂ©ration. Les services de proximitĂ© devraient retrouver une raison de vivre, pour au moins un motif en 2050, un tiers de la population française sera ĂągĂ©e de plus de 60 ans**. La Poste y a vu une possibilitĂ© de diversification. Les facteurs sont des gens qui passent tous les jours chez nous et pourraient faire beaucoup de choses pour les personnes dont la mobilitĂ© est rĂ©duite portage de mĂ©dicaments, des soins basiques ou rĂ©cupĂ©rer des colis Ă  envoyer », remarque Christian Grellier, directeur de l’innovation et du dĂ©veloppement durable de Bouygues Immobilier. Les facteurs de La Poste se chargent dĂ©jĂ  d’effectuer des visites rĂ©guliĂšres aux seniors, dans le cadre de l’offre Veiller sur mes parents ». Plus rĂ©cemment, une partie des agents postiers ont ajoutĂ© une autre corde Ă  leur arc en faisant passer l’examen du code de la route au sein des antennes postales locales. Preuve que dans la smart city, le lien humain est loin de disparaĂźtre. * Estimations de la Banque Mondiale, 2015. **Projections de population pour la France mĂ©tropolitaine Ă  l'horizon 2050, Insee, 2006. Nous avons conçu cette sĂ©quence de trois heures avec ma collĂšgue d’histoire-gĂ©ographie en nous appuyant sur les techniques de crĂ©ativitĂ© dĂ©veloppĂ©es en formation pour adultes dans l’AcadĂ©mie de Toulouse par Anne Delannoy _AnneDelannoy et Florence Canet Canet_Flo notamment dans le cadre des Hackathons pĂ©dagogiques. Pour ce travail d’invention imaginer la ville de demain, la difficultĂ© Ă©tait en effet de guider la pensĂ©e crĂ©ative des Ă©lĂšves pour leur permettre dans un premier temps d’investir l’imaginaire par une pensĂ©e trĂšs ouverte dans un second temps de guider cette pensĂ©e dans un projet rĂ©aliste et qui rĂ©ponde Ă  des solutions par rapport aux problĂšmes actuels des grandes villes. Ce travail sur la ville de demain » est au programme de gĂ©ographie de sixiĂšme et fait suite au travail de ma collĂšgue sur les difficultĂ©s des villes actuelles. En cours de gĂ©ographie, nos Ă©lĂšves cinq classes, 150 Ă©lĂšves avaient Ă©tudiĂ© en dĂ©tail les cas de Paris et MumbaĂŻ. 1. Proposer une multitude d’idĂ©es Dans un premier temps, nous avons constituĂ© des groupes de quatre Ă©lĂšves. Nous sommes revenus collectivement sur les grands problĂšmes actuels des villes se loger, se dĂ©placer, la pollution. Puis nous avons demandĂ© aux Ă©lĂšves, en groupe, de proposer trois idĂ©es d’invention pour les villes de 2070. Nous avons notĂ© les idĂ©es au tableau sur une carte mentale organisĂ©e ainsi en quatre branches principales se loger se dĂ©placer produire des ressources s’informer, communiquer, se divertir AprĂšs cette sĂ©ance, nous avons construit une carte avec les idĂ©es de toutes les classes. Voici ce que cela donnait carte collective sur la ville de demain 2. Le choix d’une idĂ©e par groupe Nous avons proposĂ© Ă  chaque Ă©lĂšve la carte collective imprimĂ©e au format A3. Pour permettre aux groupes de choisir une idĂ©e sans que les Ă©lĂšves s’influencent entre eux, nous leur avons demandĂ© une lecture silencieuse et individuelle. Nous leur avons ensuite distribuĂ© deux gommettes, une verte et une noire. Sur une carte commune au groupe chaque Ă©lĂšve a pu coller une gommette verte idĂ©e prĂ©fĂ©rĂ©e, Ă©quivalent Ă  2 points et une gommette noire deuxiĂšme idĂ©e prĂ©fĂ©rĂ©e, Ă©quivalent Ă  1 point. Les Ă©lĂšves ont ensuite comptĂ© le nombre de points par idĂ©e pour dĂ©terminer leur idĂ©e prĂ©fĂ©rĂ©e. En cas d’égalitĂ© des points entre deux idĂ©es, nous leur avons proposĂ©, lorsque cela Ă©tait possible, de rapprocher les deux idĂ©es. 3. Premier dĂ©veloppement de l’idĂ©e Pour cette phase, nous avions besoin d’aider les Ă©lĂšves Ă  approfondir leur idĂ©e. Chaque groupe devait remplir une fiche pour son idĂ©e la formulation principale de l’idĂ©e les Ă©lĂšves Ă©taient autorisĂ©s Ă  transformer l’idĂ©e telle qu’ils l’avaient lue sur la carte collective la colonne consacrĂ©e aux aspects positifs de l’idĂ©e ce qui nous plaĂźt Ă  priori – trouver au moins trois raisons la fiche passait ensuite dans les mains d’un autre groupe qui devait se faire l’avocat du diable » ces Ă©lĂšves notaient dans la deuxiĂšme colonne les points potentiellement nĂ©gatifs, les problĂšmes ou les incomprĂ©hensions sur cette idĂ©e. Enfin, chaque groupe a repris sa fiche avec pour mission de trouver une solution Ă  chaque problĂšme posĂ© par le groupe correcteur et la noter dans la troisiĂšme colonne. Pour les aider lors de ce travail, nous leur avons donnĂ© Ă  lire une sĂ©lection d’articles sur le sujet. Voici le tableau que nous leur avons donnĂ© Cette mĂ©thode d’écriture s’est avĂ©rĂ©e trĂšs efficace pour permettre aux groupes d’approfondir leur idĂ©e. 4. Penser une utilisation intelligente et bĂ©nĂ©fique des outils numĂ©riques En dĂ©but de troisiĂšme sĂ©ance nous avons demandĂ© Ă  chaque groupe de prendre dix minutes pour rĂ©flĂ©chir Ă  la conception d’outils connectĂ©es ou d’applications qui pourraient servir leur idĂ©e. 5. Travail d’écriture final Pour ce travail d’écriture nous souhaitions que chaque Ă©lĂšve participe et s’implique. C’est pourquoi nous avons divisĂ© la tĂąche en quatre sous-tĂąches en donnant des rĂŽles Ă  chacun. Pour cela nous avons imaginĂ© un scĂ©nario les Ă©lĂšves devaient convaincre un tiers municipalitĂ©, gouvernent, entreprise de dĂ©velopper et adopter leur idĂ©e pour une ville. Pour prĂ©senter leur projet, chaque Ă©lĂšve avait un rĂŽle spĂ©cifique Le vendeur » devait prĂ©senter l’idĂ©e le plus clairement possible Le solutionneur » devait expliquer en quoi cette idĂ©e rĂ©solvait un problĂšme actuel des villes Le geeck » devait prĂ©senter une utilisation intelligente ou bĂ©nĂ©fique des outils connectĂ©s pour faire fonctionner le projet Le visionnaire » devait dĂ©crire un ou deux moments de la vie quotidienne du futur qui serait diffĂ©rent d’aujourd’hui Nous leur avons distribuĂ© la fiche suivante, prĂ©alablement dĂ©coupĂ©e en quatre parties. Chacun a rĂ©digĂ© deux Ă  trois phrases. Puis les Ă©lĂšves ont passĂ© leur travail Ă  leur voisin de gauche pour corrections Ă©ventuelles d’orthographe et de syntaxe. Enfin, nous avons redistribuĂ© les quatre parties pour un recopiage au propre. Pour terminer les Ă©lĂšves ont recollĂ© les quatre parties sur une feuille A4 blanche qu’ils nous ont rendue. Le dĂ©roulĂ© de ces trois heures fois cinq classes s’est avĂ©rĂ© trĂšs efficace pour permettre aux Ă©lĂšves d’entrer dans l’imagination d’un monde plus Ă©cologique et utilisant les nouvelles technologies dans un souci de bien ĂȘtre collectif. Je mĂ©tais heurtĂ©e Ă  plusieurs reprise dans ma carriĂšre Ă  cette difficultĂ© de faire imaginer les Ă©lĂšves ; les techniques d’invitation Ă  la crĂ©ativitĂ© et de travail en groupe utilisĂ©e dans ce dĂ©roulĂ© se sont avĂ©rĂ© trĂšs efficaces. Un seul Ă©lĂšve, sur les 150, n’est pas totalement entrĂ© dans l’activitĂ©, et pour des raisons indĂ©pendantes Ă  l’activitĂ© elle-mĂȘme. Les compĂ©tences travaillĂ©es dans ce projet sont l’explicitation d’un problĂšme actuel des villes et la capacitĂ© Ă  y apporter des solutions par un travail d’imagination l’engagement personnel dans ce travail d’anticipation ainsi que son articulation avec le travail de groupe acceptation des arguments des camarades, des critiques, prise en compte de ces critiques pour faire Ă©voluer le projet la capacitĂ© Ă  mener une rĂ©flexion sur la question de la connexion et des objets connectĂ©s comment pourrions-nous les utiliser Ă  l’avenir pour les mettre au service d’un bien ĂȘtre collectif ? Par lĂ  nous interrogeons la place idĂ©alisĂ©e ! de chacun dans une culture de la participation. des compĂ©tences d’écriture collectives pour que le projet soit correctement explicitĂ© dans la production finale. A la rĂ©flexion, avec ma collĂšgue, nous pensons que nous aurions pu travailler plutĂŽt en direction d’une production orale cela aurait permis Ă  chaque groupe de rendre compte Ă  la classe de son projet abouti. Pour continuer ce projet, les Ă©lĂšves vont rĂ©aliser des maquettes de villes en cours d’Arts Plastiques. Par ailleurs j’ai demandĂ© aux Ă©lĂšves volontaires de travailler avec moi sur le temps qu’ils ont de libre entre 13 heures et 14 heures. Nous allons publier nos propositions pour la ville de demain sur une interface un site avec wordpress ou un prezi mĂȘlant dessins, photographies des maquettes, textes explicatifs et vidĂ©os de prĂ©sentation. J’ai 32 volontaires pour ce travail-lĂ . Travailler sur l’imaginaire interroge sans doute aussi le rapport de chacun de nos Ă©lĂšves au pouvoir qu’il s’accorde sur sa vie, son avenir. Leur permettre, voir les obliger, Ă  se projeter ainsi a pour but de dĂ©velopper chez eux un "pouvoir d’action" sur le monde. Pour complĂ©ter cette approche, on peut lire la description de l’exposition toulousaine qui commencera la 7 fĂ©vrier au Quai des savoirs Inventez la Ville... dont vous ĂȘtes le hĂ©ros Comment construire le bĂątiment de demain ? Pour faire face aux enjeux de dĂ©veloppement durable, de croissance de la population ou encore de densification urbaine, le secteur du bĂątiment doit se rĂ©inventer. Repartir sur des bases durables. Avant la crise du Covid-19, le secteur de la construction s’affichait comme un poids lourd de l’économie française avec 1,5 millions de salariĂ©s et prĂšs de 400 000 entreprises. Mais le secteur souffrait dĂ©jĂ  d’une pĂ©nurie de main d’Ɠuvre, de problĂšmes de rentabilitĂ© ou encore de respect des dĂ©lais et des budgets. Pour inventer le bĂątiment de demain, un bĂątiment intelligent, rapide Ă  construire et respectueux de l'environnement, le secteur du BTP doit se transformer. Et pour cela, les deux outils clĂ©s seront le BIM1 et la prĂ©fabrication » affirme Emile Garcia, responsable Innovation Industries chez Bpifrance. Le BIM un vĂ©ritable carnet de santĂ© numĂ©rique du bĂątiment » Plus qu’une simple maquette numĂ©rique, ou plan 3D agrĂ©geant les donnĂ©es, le BIM est avant tout une mĂ©thode collaborative qui permet Ă  l’ensemble des acteurs de la chaĂźne de valeur de la construction, particuliĂšrement fragmentĂ©e, de travailler ensemble. », explique Guillaume Sever, responsable suivi participations et spĂ©cialiste du BTP chez Bpifrance. GrĂące au travail collaboratif, la conception et la rĂ©novation de demain seront optimisĂ©s et gagneront en rentabilitĂ© en rĂ©duisant les coĂ»ts -15 % environ, les dĂ©lais ainsi que les malfaçons sur les chantiers. A terme, le BIM s’imposera comme une partie intĂ©grante du bĂątiment de demain, en le suivant de sa conception, son exploitation/maintenance, jusqu’à sa dĂ©construction, tel un vĂ©ritable carnet de santĂ© numĂ©rique », soutien Guillaume Sever. Mais pour accĂ©lĂ©rer son adoption, il sera nĂ©cessaire de soutenir la filiĂšre dĂšs l’amont notamment via des bureaux d’études, pour en faire de vĂ©ritables champions du BIM », ajoute l’expert. Vers une industrialisation et une digitalisation du secteur Avec le BIM, les bĂątiments de demain seront de plus en plus prĂ©-assemblĂ©s en usine. En consĂ©quence la part des travaux sur chantier va diminuer. Cette systĂ©matisation du hors-site » permettra d’ĂȘtre plus flexible, d’avoir une meilleure maĂźtrise des coĂ»ts, et du point de vue environnemental, de gĂ©nĂ©rer moins de dĂ©chets et moins de nuisances en ville. », assure Emilie Garcia. Avec la mobilisation de ressources davantage en amont cĂŽtĂ© conception et usines et l’utilisation accrue des nouvelles technologies numĂ©riques comme l’impression 3D, IoT ou encore la rĂ©alitĂ© augmentĂ©e et virtuelle, le secteur devrait Ă©galement gagner en attractivitĂ© et attirer de jeunes talents. Un bĂątiment plus vert ? Aujourd’hui, le secteur de la construction est le 2e secteur Ă©metteur de CO2 aprĂšs celui des transports routiers. Demain, grĂące au BIM et aux donnĂ©es collectĂ©es par le smart-building, la conception du bĂątiment sera optimisĂ©e et adaptĂ©e aux nouveaux usages. Avec la systĂ©matisation de la prĂ©fabrication, les matĂ©riaux utilisĂ©s seront plus diversifiĂ©s bois, bĂ©ton bas carbone, matĂ©riaux biosourcĂ©s, ... Ils limiteront donc l’empreinte carbone du secteur et favoriseront la recyclabilitĂ© et la rĂ©utilisation, des sujets portĂ©s par les Ă©volutions rĂ©glementaires. L’urgence climatique adossĂ©e Ă  une rĂ©glementation ambitieuse doit permettre au secteur de la construction de se rĂ©inventer et d’aller vers un objectif de zĂ©ro carbone, de passivitĂ© Ă©nergĂ©tique et surtout d’aller vers un modĂšle de bĂątiment beaucoup plus responsable tournĂ© vers l’utilisateur. », conclut Guillaume Sever. 1- BIM est l’acronyme de Building Information Modeling qu'on peut traduire par ModĂ©lisation des Informations ou donnĂ©es du BĂątiment.

comment faire une maquette de la ville de demain