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Vay Tiền Nhanh. "Chaque année, on ferme des classes. Les jeunes sont obligés de s'expatrier parce qu'il n'y a pas beaucoup d'avenir ici", constate Nadia Kavakava, institutrice à Wallis et Futuna, un archipel qui se vide inexorablement de sa population."Les maisons abandonnées se multiplient. Des jeunes reviennent parfois après leurs études en métropole ou à Nouméa mais c'est au compte-goutte", explique cette trentenaire enjouée, qui a étudié quatre ans à au beau milieu du Pacifique, à km à l'est de la Nouvelle-Calédonie, les îles de Wallis et Futuna forment le territoire français le plus éloigné de la métropole km et l'un des plus pouvoirs y cohabitent l'Etat, les monarchies coutumières, et l'église catholique, toute est découpé en trois royaumes - un à Wallis et deux à Futuna -, doté chacun d'un roi et de "ministres". Rétribués par l'Etat, ils perpétuent les us et coutumes polynésiens, qui ont fusionné, depuis l'évangélisation en 1837, avec les croyances l'autorité de la France, l'administrateur supérieur préfet gère l'archipel, en étroite collaboration avec le Conseil du territoire, où les rois siègent de territoriale compte 20 élus, mais la réalité du pouvoir est entre les mains des familles royales et des et dépourvues de ressources, ces îles se dépeuplent. En dix ans, la population s'est érodée de 20% et ne s'élève plus aujourd'hui qu'à habitants. Parallèlement, le taux de fécondité est passé de 4,5 enfants par femme en 1983 à 2,1, en 2013."Dans cinq ans, cet archipel est mort, des familles entières partent chaque mois. On crée 15 emplois par an à Wallis, les jeunes sont condamnés à l'exil", confie un commerçant d'origine les salariés, 60% travaillent dans la fonction publique et semi-publique, où les salaires indexés sont confortables, tandis que le secteur privé, dominé par quelques commerces en situation de monopole, est majorité de la population vit d'agriculture, de pêche et d'artisanat, créant une société fortement inégalitaire, aggravée par une fiscalité reposant uniquement sur les taxes à l'importation et aucun impôt 'On est tous sur Facebook'-Fenêtres sur le monde, internet et la TNT incitent en outre les jeunes, souvent lassés des impératifs de la coutume et de l'église, à plier bagages."On est tous sur Facebook, on y passe des heures pour faire des connaissance et parler avec la famille en France ou en Australie. C'est triste Wallis pour les jeunes et il n'y a pas de débouchés", lâche Lovaïna, en terminale dans l'unique année, la France injecte dans ces terres lointaines 120 millions d'euros, dont une grande partie est consacrée au traitement des fonctionnaires d'Etat détachés. Le Fonds Européen de développement FED octroie tous les cinq ans entre 10 et 15 millions d'euros mais l'économie ne décolle pas."L'organisation en place ne permet pas d'attirer les investisseurs car on ne peut pas acquérir de foncier. Il faudrait libérer du foncier", a expliqué à l'AFP, Michel Auboin, préfet dans l' les terres sont coutumières et, en l'absence de cadastre, elles sont souvent sujettes à des revendications contradictoires, qui paralysent les janvier, la Cour des Comptes avait préconisé une modernisation de l'organisation juridique et institutionnelle de Wallis et Futuna, jugeant le statut de 1961 "peu propice au développement".Faute d'avenir chez eux, Wallisiens et Futuniens migrent donc en masse en Nouvelle-Calédonie où la communauté est estimée à plus de personnes. Amorcé dans les années 1970 par la construction d'un barrage et le "boom" du nickel, leur flux ne s'est depuis jamais tari. Plusieurs milliers de Wallisiens et Futuniens sont également installés en Métropole.
Propriétaire en Outre-mer selon la règlementation en vigueur au 29/12/2015 art. 199 undecies A du CGI Investir dans un bien locatif en loi Girardin n’est plus possible pour les particuliers en 2021. Le dispositif était uniquement valable pour un permis de construire obtenu au plus tard le 31 décembre 2012. Pour une construction réalisée après cette date, seuls les contribuables souhaitant acheter leur résidence principale bénéficient d’une réduction d’impôt. Girardin l’essentiel Secteur libre pas de réduction d’impôt possible si le permis de construire est délivré à compter du 1er janvier 2012 Secteur intermédiaire location pendant 6 ans, conditions de ressources pour les locataires. Pour un bail conclu en 2021, le loyer annuel charges non comprises est plafonné à - 180 €/m² dans les DOM, à Mayotte, St Martin et St Barthélémy - 219 €/m² à St-Pierre-et-Miquelon, en Nouvelle Calédonie, en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et dans les terres australes et antarctiques françaises. Cela concerne les baux conclus en 2021 avec un nouveau locataire ou faisant l’objet d’un renouvellement. L’opération n’est pas éligible à la réduction d’impôt si le permis de construire est délivré à compter du 1er janvier 2013. Les conditions d'éligibilité de la loi Girardin La loi Girardin concerne l’achat ou la construction d’un logement neuf situé en Outre-mer DOM et COM. Le logement doit être loué nu pendant au moins 6 ans, en tant que résidence principale du locataire. La mise en location doit intervenir dans les 6 mois suivant l’acquisition du logement. Attention le non-respect des engagements de location entraîne la perte du bénéfice des incitations fiscales. La réduction d’impôt est calculée sur la base du prix de revient du logement. Elle est plafonnée en 2021 à un montant de 2 664 € par m² de surface habitable. Les plafonds de la loi Girardin Plafonds des loyers Les loyers ainsi que les ressources du locataire sont soumis à des plafonds. Pour les baux conclus en 2021, les loyers sont plafonnés à 180 € / an par m² de surface habitable dans les départements d’outre-mer, Saint-Martin, Saint-Barthélémy et Mayotte 219 € / an par m² à Saint-Pierre et Miquelon, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Wallis et Futuna, dans les Terres australes et antarctiques françaises. Plafonds des revenus du locataire Pour les ressources du locataire, les plafonds sont les suivants baux conclus ou renouvelés en 2021 Département d’outre-mer Saint-Martin Saint-Barthélémy Mayotte Polynésie française Nouvelle-Calédonie St-Pierre-et-Miquelon Wallis et Futuna Personne seule 33 106 € 31 257 € Couple 61 223 € 57 806 € Personne seule ou couple + 1 enfant à charge 64 763 € 61 148 € Personne seule ou couple + 2 enfants à charge 68 306 € 64 493 € Personne seule ou couple + 3 enfants à charge 73 035 € 68 958 € Personne seule ou couple + 4 enfants à charge 77 768 € 73 425 € Majoration personne à charge complémentaire + 4 972 € + 4 694 € Les avantages d’une défiscalisation Girardin Tous les contribuables résidant en métropole, à partir de 7 500 € d’impôts pouvaient bénéficier d’une réduction d’impôts de 26 %, répartie sur 5 ans. L’investisseur bénéficiait d’une majoration dans certains cas, uniquement pour les permis de construire accordés avant 2012 + 7 à 8 % s’il fait construire dans une zone urbaine sensible ZUS dans les DOM + 2 à 3 % si le bien dispose d'équipements utilisant une énergie renouvelable chauffe-eau solaire, par exemple + 9 à 11 % si les deux majorations se cumulent. Ces majorations sont supprimées pour les opérations dont le permis de construire est délivré à compter du 1er janvier 2012 sauf pour une résidence principale. Les objectifs d’un investissement loi Girardin Obtenir une réduction d’impôts ou l’annulation de l’impôt pendant 5 ans Défiscaliser l’année en cours Diversifier ses investissements Créer un patrimoine Protéger sa famille
Paki, ici à Ambrenay, est l’un des personnages du film de Sacha Wolff Mercenaire», qui sort le 5 octobre et s’inspire beaucoup de son vécu de champion de rugby débarqué dans la métropole. © Nadji 04/10/2016 à 0222, Mis à jour le 03/10/2016 à 1905 Il vient de Wallis-et-Futuna, un archipel du Pacifique qui appartient à la France. Et dont les plages font rêver. Mais les Wallisiens, eux, rêvent d'ailleurs. Grâce à une constitution physique hors normes, certains deviennent des rugbymen très recherchés. Paki et Mika ont réussi en métropole, sauvés par leurs traditions et leurs principes. Leurs portraits sont une ode aux bonnes vieilles valeurs d'antan. Et s'ils avaient raison? Paki, Mika... il y a dans leur regard une innocence et une curiosité teintée de timidité qui tranchent avec leur puissance. Mais ce sont d'abord leurs corps qui envahissent. Troublent. Impressionnent et perturbent. Redoutables et attirants. Surdimensionnés. Comment les regarder? Impossible de balayer la silhouette d'un coup d'oeil. Impossible d'enclencher une conventionnelle entrée en matière bonjour-comment-allez-vous?». Il faut un sas d'adaptation. Réajuster la focale. Est-ce l'été? La chaleur? On ne voit que cette peau satinée, couleur bronze, tatouée sur l'épaule, le biceps, le dos... Cette musculature mouvante sous l'épiderme. Cheveux longs, ils n'ont pas choisi de se raser le crâne, encore moins de porter le tee-shirt moulant, dérisoire fierté de culturiste blanc! Sur eux, un Wallisien n'a rien d'un joyeux PolynésienLes pieds dans les tongs, ils n'affichent rien. Savent que leur physique intimide. Sentent qu'ils doivent gérer. Ils étaient champions de rugby, sont aujourd'hui entraîneurs, ils ont un physique de rugbyman, forcément. Mais autre chose en plus. Ils bousculent malgré eux. Ils ont pourtant une gestuelle lente, sans à-coups, semblent pratiquer un autre temps. Ils ne bougent pas de la même manière qu'un homme classiquement baraqué. Ils sont wallisiens, d'un territoire d'outre-mer situé sous d'autres méridiens, en plein Pacifique Sud, mais qui n'a rien de la douceur relâchée des tropiques. Un mélange d'éducation à l'ancienne, de machisme puritain et de culture physique très moderne. Ils ont chacun au moins quatre prénoms. Français, anglais, wallisiens... A Lyon ou à Antony, près de Paris, où ils habitent aujourd'hui, après avoir beaucoup fait gagner leurs clubs, il faut encore et toujours réexpliquer un Wallisien n'a rien d'un joyeux Polynésien insouciant et fataliste. Ce serait même tout le contraire. La suite après cette publicité Paki et un totem wallisien. © Nadji Je suis né en Nouvelle-Calédonie, à La Foa, au nord de Nouméa.» Paki - en réalité Laurent, Steven, Pakihivatau -, 43 ans, n'a pas l'habitude de parler de lui-même. Mes parents ont quitté Wallis pour venir travailler dans les mines de nickel, les plus importantes au monde. Ma mère est morte d'un cancer quand j'avais 3 ans. Elle avait eu dix enfants, de deux maris. Alors mon père m'a placé dans la famille du frère de maman... Je n'ai pas été très aimé.» Un euphémisme. Il fut un enfant maltraité, se prenait des raclées qui n'avaient rien de la petite fessée. A coups de ceinture car, chez nous, on ne frappe pas avec les mains» !. Son oncle et sa tante ne lui ont pas dit qu'il était une pièce rapportée dans la famille. Il l'a découvert vers l'âge de 12 ans. Je décide alors de fuguer. On me rattrape le lendemain et je suis battu avec une telle violence que, le jour d'après, je fuis pour de bon. Cette fois-ci, je trouve refuge chez une de mes soeurs biologiques. J'irai vivre avec mon vrai père qui, écrasé par le travail, ignorait tout de ces mauvais traitements.» La suite après cette publicité Paki va cultiver son corps comme un capitalLe cinéaste Sacha Wolff, qui a passé des mois en Calédonie pour son superbe film Mercenaire», a lui aussi découvert cette délégation des fonctions parentales Il est courant là-bas de confier un ou deux enfants à un oncle, une tante, qui, du coup, ont beaucoup d'importance dans l'éducation.» Quant aux châtiments corporels infligés aux enfants... C'est courant. Mais comme dans la France d'autrefois, non?» Paki, c'est une histoire à la Charles Dickens. Et une formidable résilience qui passe par ce corps atypique il va le cultiver comme un capital. Lorsqu'il rompt avec sa famille adoptive et rejoint sa famille biologique, le jeune ado s'accroche. Il passe son bac, s'impose un entraînement sévère, participe aux championnats de France d'athlétisme, puis bifurque brillamment vers le rugby, enrôlé dans le club de Brives à la faveur d'un tournoi. Au terme de longues négociations, il est acheté ensuite par le club de Lyon pour l'équivalent de 30000 euros. Un grand joueur. C'était la moitié de ce qu'on paierait aujourd'hui. Il y a près de vingt ans.» La France, c'est son oxygène. Enfin il respire loin de l'écartèlement la culture wallisienne, la famille, c'est sacré. Et tentaculaire. Voire oppressif. Avec des réunions innombrables, comme il y a cinquante ans en France. Anniversaires, mariages, communions... rythment cette société catholique très croyante. Toutefois, ce n'est pas pour suivre ses préceptes anti-contraception qu'on fait huit, dix, douze enfants. Paki Moi, j'en voulais quinze!» Il s'est marié avec une Wallisienne à 18 ans. A 20 ans, il a son premier fils. Après quatre, on a décidé d'arrêter. On vivait déjà en métropole.» Ils sont restés seize ans ensemble. Puis il a rencontré Tenisia, 46 ans aujourd'hui, mère d'une fille de 9 ans, et un fort caractère A Wallis, les femmes sont robotisées, conditionnées pour faire des enfants, grince-t-elle. Elle prétend que c'est pour éviter que leur époux les trompe! J'entends encore ma tante répéter en tressant ses cheveux 'Un mari, il faut bien le garder, faire `diguidji'!' Et elle ajoutait, réaliste 'Pour nous, il faut des petits-enfants, pour nous garder.' Parce qu'il n'y a pas de maisons de retraite!» La suite après cette publicité La suite après cette publicité En cas de maladie grave, on va à Nouméa ou en Australie. Ou on appelle le guérisseurPas de maisons de retraite à Wallis-et-Futuna, peu de médicaments, pas d'hôpitaux. En cas de maladie grave, on va à Nouméa ou en Australie. Ou on appelle le guérisseur. Mika Tuugahala, 40 ans, en avait deux dans sa famille. Dont sa grand-mère qui l'a élevé. Mes parents m'ont envoyé chez elle et ma tante à Nouméa pour faire soigner une grave maladie de peau.» Bien sûr, la mamie a tenté de pratiquer sur son petit-fils ses dons qui faisaient merveille sur l'eczéma. Mais ça n'a pas suffi. Alors, pas bornée, elle lui a administré les crèmes et traitements conventionnels et il a guéri. Mais il insiste Je l'ai vue faire disparaître en quelques rendez-vous des allergies et des boutons terribles. Juste avec de l'eau. Et elle interdisait le soleil et le sel. Ça marchait.» Il a aussi vu son grand-père, rebouteux, remettre une cheville foulée en trois manipulations. Ils n'ont pas voulu transmettre leur don», regrette-t-il. Néanmoins, près de chez lui, aujourd'hui à Antony, une tante sait régler les problèmes de peau. Mais elle le fait discrètement.» Pas comme là-bas où ces docteurs miracle sont des la célébrité c'est lui, Mika, ex-champion de rugby, d'abord à Mont-de-Marsan, puis au Racing Paris. D'une famille de onze enfants, il a commencé dans la vie comme éboueur à Nouméa. J'ai découvert le rugby tardivement, j'avais 22 ans. J'aimais l'esprit de ce sport fraternel, avec les copains et les cousins qui m'ont entraîné.» Volontaire, passionné, il bosse de 5 heures du matin à 13 heures, et s'entraîne l'après-midi pour très vite passer professionnel. A 20 ans. Avec Vianney, ma femme, on vivait chez mes grands-parents avec nos trois enfants. On avait envie de partir, de voir autre chose. Partir en métropole.» Il a bien tenté de postuler pour une carrière militaire, mais Jacques Chirac ferme une demi-douzaine de casernes. Mika est recalé. Le rugby sera son sésame. Premier tournoi en France en 2001 à Bordeaux. Tous les agents sont au bord du terrain avec leur petit calepin pour faire leur marché - nom, taille, poids, commentaires...» Mika est repéré, avec d'autres Wallisiens et Fidjiens. Deux mètres, 120 kilos sont des arguments qui pèsent. Un mois plus tard, à son retour en Calédonie, il reçoit le même jour un contrat définitif de sa boîte de nettoyage et une lettre du club girondin, intéressé par son profil. C'était incertain, j'ai hésité. Mais on était jeunes, je rêvais d'avoir une maison, de construire un autre avenir.»Contrairement à ce que laissent entendre Paki et Tenisia, Mika, lui, n'évoque pas l'emprise familiale. Le départ de la petite famille est un déchirement». Sa grand-mère adorée n'y a pas survécu. Pourtant il l'admet, quand on reste au pays, les servitudes sont aussi absolues que l'indéfectible lien du sang. Un mélange d'affects et de matérialisme. Paki et Tenisia Aux rassemblements familiaux, tu dois apporter des présents, par exemple pour compléter la dot des mariés ou des communiants. Mais au bout de dix fêtes, tu n'as plus d'argent!» Autrefois, on offrait un tissu, une babiole en bois, aujourd'hui ce sont des enveloppes de billets. Le réalisateur Sacha Wolff constate Il faut afficher ses moyens, montrer aux autres qu'on a du pouvoir par l'argent. Il y a une pression sociale, c'est à qui en aura le plus. C'est étouffant.» Mika et sa compagne Vianney, avec quatre de leurs cinq enfants, dans un parc d’Antony. © Nadji Elles sont pourtant follement sympathiques et gaies, ces immenses tablées où chacun apporte des plats et repart avec les restes tellement il y en a! Ces repas qui durent la journée, la nuit, et où les enfants adorent se retrouver, se découvrir. Car c'est aussi lors de ces cousinades» que l'on montre aux jeunes qui ils pourraient épouser et qui sont tes vrais cousins et cousines interdits»! Car il n'est pas rare de voir un cousin tomber amoureux d'une cousine et mourir de honte ensuite, sous l'oeil courroucé des parents. Lesquels vivent dans la terreur de ces mariages consanguins. Inévitables. Car impossible de connaître tous les enfants de ses tontons et tantines! Tenisia se souvient d'une cousine mariée à un cousin, mais, dit-elle ils ne savaient pas». Ils ont eu un fils puis ont été obligés de divorcer. Ma cousine a sombré dans la dépression.»Avec une marmaille de 5 enfants, on reste éberlué devant tant d'autorité et de solennitéLes parents - le père surtout- détiennent encore un sacré pouvoir. Si élever ses enfants devient de plus en plus angoissant sous nos latitudes, eh bien, à voir comment Mika et sa femme Vianney gèrent tranquillement leur impressionnante marmaille de 7, 11, 15, 16 et 18 ans, on reste éberlué. Dans cette coquette banlieue parisienne d'Antony, c'est un mélange d'autorité et de solennité. Dès le plus jeune âge, comme là-bas, on est responsabilisé. Chacun participe à la gestion pratique de la maison. Par exemple, le samedi matin, de la plus petite au plus grand, on s'attelle au nettoyage du sol au plafond. Le dimanche matin, pas question de prétexter une fatigue ou - pire! - une gueule de bois pour éviter la messe. Mika bat le rappel et on va à l'église en famille, point. Quand un ou deux enfants partent en vrille», on recadre aussitôt par une sévère réunion familiale. D'ailleurs, chez Mika, comme dans l'éducation wallisienne, on aime le rituel des réunions On fait le bilan, on énumère le pour, le contre, ce qui ne va pas. Mais on sait aussi leur dire, à Noël et le jour de l'an, qu'on est fiers et heureux d'être avec eux.» Il leur arrive encore, comme là-bas, de dormir ensemble, parents et enfants réunis dans la grande pièce, matelas ajoutés et affectueuse chaleur. Mika note, amusé Quand je retourne au pays et que mes cousins me voient embrasser mes enfants, ils sont surpris, gênés. Un père, ça n'enlace pas ses enfants. C'est un truc de maman!» Grâce à cette tendresse attentive, quand la famille a déménagé de Mont-de-Marsan à Antony à cause du contrat de papa avec le patron du Racing 92, Eric Blanc, on a décidé, pendant un an, de redescendre à la maison» tous les week-ends et aux vacances. Pourquoi? Les deux aînés n'arrivaient pas à s'arracher à leurs copains, à leur vie là-bas. La chaleur du Sud-Ouest, l'amour du rugby... Aujourd'hui, les deux aînés, 18 et 16 ans, ont renoué à leur manière ils s'entraînent, font des stages, seront peut-être de grands les soirs, on fait la prière, on remet son destin à Dieu». Ce qui n'empêche pas qu'à l'école, le destin, c'est eux, et personne d'autre! Mika croise les doigts Par chance, aucun n'a encore redoublé.» Intimement ancrés, on sent un respect, une politesse, une pudeur. Au point parfois de freiner le dialogue. Pour parler sexualité, par exemple, Mika se souvient en rigolant des circonvolutions de son fils Il a fait le tour du périph' pour me dire les choses!» Inutile de préciser que Mika ne comprend pas du tout qu'on donne des cours d'éducation sexuelle à l'école. Son argument tient la route Tous les enfants n'ont pas le même développement. Ça peut les choquer.» Et, surtout, il vous le demande qu'est-ce que les profs ont à voir avec une chose aussi intime?! Bon. On n'abordera pas le porno sur Internet...On est loin de nos familles bobos où les parents sont les "copains" de leurs enfantsCe sens de la responsabilité adulte domine les rapports. On est loin de nos modernes familles bobos où les parents sont les copains» de leurs enfants. C'est cette protection familiale qui manque cruellement aux Wallisiens en exil en métropole. Paki en a souffert. Entre les jalousies ambiguës des petits mâles français, l'alcool, le dopage... difficile de rester intègre. Et quand une carrure de cet acabit fait son apparition sous nos latitudes, elle suscite une étrange alchimie chez les autres hommes un cocktail de convoitise et d'agressivité. Il faut apprendre à gérer. C'est pourquoi Mika s'investit à fond dans les clubs où il anime et entraîne rugby pour filles et garçons au club Reel XV avec son ex-confrère Nicolas Dardouillet ou canoë-kayak sur la base de Longeville à Ambronay avec Tenisia, qui dirige la cafétéria et rêve d'un joli resto sur le toit». Les deux anciens rugbymen projettent aussi d'ouvrir un centre de formation à Wallis où les jeunes sportifs seraient encadrés et formés à un métier avant de disputer les matchs dans le monde. On veut qu'ils apprennent un métier autre que le sport pour qu'ils puissent survivre à 20000 kilomètres de chez eux. Et créer des emplois là-bas, à Wallis.» Mais, pour cela, il faut du mécénat, des fonds étatiques, une implication du ministère de l'Education..."L'argent envoyé par la métropole n'est jamais allé dans la construction d'hôpitaux ou d'écoles!" Il est vrai que, dans ces îles, la France ne brille pas par son activisme. Ils nous voient comme des paysans arriérés, lâche Tenisia avec son franc-parler. On a quinze ans de retard sur la métropole, mais ils ne nous ont pas aidés à développer notre spécificité. Des colons! Ils ont apporté quoi? L'alcool, le tabac, un peu de tourisme et le nucléaire. Et la corruption. Car l'argent envoyé par la métropole n'est jamais allé dans la construction d'hôpitaux ou d'écoles! Pour faire des études de sport, on doit aller en Calédonie.»Il y a désormais plus de Wallisiens en Calédonie qu'à Wallis. Il faut dire, pour faire court, que le préfet wallisien cohabite avec le roi élu localement. Ce qui fait beaucoup de monde impliqué dans les décisions. C'est un gâchis, car les Wallisiens, actifs et travailleurs, veulent ce développement. Par exemple, en France, les oncles, les tantes, les cousins venus rejoindre leur famille savent qu'ils peuvent compter sur une entraide indéfectible. Mais ensuite, tous trouvent du travail. Educateur, enseignant, sportif, femme de ménage ou aide-soignant, ils sont fiables et appréciés. Certains dépriment. Mal du pays, relations glaciales malgré une diaspora solidaire. Notre culture nous manque», conviennent-ils. Mika s'est rendu l'an dernier à Wallis avec deux de ses fils. Ils ont adoré! Le décor, le climat, la chaleur familiale... L'un d'eux rêve de s'y installer.» Lui-même avoue éprouver une nostalgie. N'ai-je pas fait mon temps ici?» s'interroge cet ancien champion cassé de partout». Est-ce d'avoir dû raccrocher les crampons il y a deux ans après une blessure ? Sans l'adrénaline du terrain, la vie doit sembler terne à ce géant devenu entraîneur. Sacha Wolff se souvient de son émotion Pour les scènes de rugby, Mika ressentait la douleur de l'abandon. Comme un amoureux en souffrance. Il n'arrivait pas à quitter le terrain!» Sa dernière fille n'a que 7 ans, il sait que venir en métropole, c'est un voyage sans retour». cathschwaabSacha Wolff, le réalisateur, a mis quatre ans à écrire son film. Il vient du documentaire et cela se sent. Le film est aussi cru et vif qu'un reportage, mais avec un suspense à la fois dramatique et romantique. Il y dépeint de vrais Wallisiens qui ne sont pas des acteurs. Paki lui a ouvert ses cercles privés, pour l'aider à toucher au plus près à la fois le monde du rugby, ses cruautés et ses magouilles, et la société wallisienne avec ses coutumes». Le fil rouge est le parcours de Soane, un jeune joueur recruté pour une équipe française de rugby, incarné magnifiquement par Toki Pilioko. Le vrai Toki joue en fait à Aurillac, où il est très heureux. Mais, dans le film, il traverse des violences, des amours et des drames avec maîtrise et puissance, révélant une belle intériorité. Face à lui, Mika et Paki ont un charisme et une présence éblouissants. Superbe film qui fit l'unanimité à Cannes où les acteurs immenses faisaient sensation sur la petite» Croisette et dans les petits» bars!A lire aussi "Mercenaire" - La critique - Festival d'Angoulême Une Polynésie pauvre et lointaineWallis et Futuna sont situées à 22000 kilomètres de la France, entre la Nouvelle- Calédonie et Tahiti. D'abord peuplées de Polynésiens issus des îles Samoa et Tonga, elles ont été découvertes par les missionnaires catholiques en 1837 et sont devenues un territoire d'outre-mer en 1961. Un territoire de 15500 habitants qui perd sa population, en raison de l'exode des jeunes et d'un chômage massif. Pas d'industrie sur ces îles, un peu de pêche et d'agriculture, les Wallisiens s'expatrient donc en Calédonie où ils sont plus nombreux, 17800 ou en France pour continuer leurs études supérieures et trouver du travail. L'arrivée récente des connections Internet et de la téléphonie mobile pourrait-elle inverser cette tendance? Pour l'instant, la vie y est chère car les biens manufacturés sont tous importés, et ces îles sont trop éloignées des grandes routes commerciales vers des marchés potentiels. Politiquement, les pouvoirs s'équilibrent entre les rois traditionnels prépondérants, désignés par les anciens, l'Eglise et l'Etat français. Enfin, on peut signaler que Wallis et Futuna sont spécialisées en... pavillons de complaisance.
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